L’architecture de la ville de Yazd, en plein désert iranien, est adaptée aux chaleurs extrêmes. La solution a été trouvée, il y a 2.500 ans avec des bâtis traditionnels ingénieux qui rafraichissent, aujourd’hui encore, cette ville de 500.000 habitants.
À Yazd, dans le désert iranien, le thermomètre dépasse régulièrement les 40°C l’été, et grimpe parfois jusqu’à 50°C à l’ombre. Pourtant, dans les ruelles ocre de la vieille ville, on a longtemps su tenir la chaleur à distance sans le moindre kilowattheure. Le secret tient à une silhouette qui hérisse les toits plats par centaines : la tour à vent, ou badgir.
Le résultat est mesurable : selon les estimations rapportées par plusieurs spécialistes, une pièce ainsi ventilée peut se maintenir entre 25 et 30°C en pleine canicule, sans la moindre source d’électricité ni le moindre fluide réfrigérant.