30 juin 2026 : Depuis que celui-ci a été signé, vendredi 26 juin 2026, les critiques et les réserves vont crescendo au Liban, émanant du Hezbollah, de ses alliés, mais aussi d’opposants et de figures de la société civile, pour des raisons diverses. Le Liban se retrouve au cœur de deux initiatives concurrentes, celle de l’accord-cadre, et celle portée par la médiation pakistanaise, qui a débouché sur le protocole d’accord signé entre l’Iran et les Etats-Unis, le 17 juin. Les divisions se cristallisent autour de ces deux textes engageant l’avenir de la région.
Les déclarations israéliennes, qui présentent l’accord comme un triomphe pour l’Etat hébreu, n’aident pas les autorités libanaises à défendre l’accord-cadre. Selon la presse israélienne, le ministre de la défense, Israel Katz, a affirmé qu’une occupation de « long terme » se profilait au Liban, dont Israël ne se retirera pas d’un « millimètre » tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé. Il a aussi légitimé la destruction des « villages chiites le long de la ligne de contact », qui « devaient disparaître afin de protéger la frontière d’Israël ».