La cour d’appel a finalement reconnu Marine Le Pen coupable de détournement de fonds européens. Les magistrats ont toutefois revu sensiblement les sanctions prononcées en première instance. La députée du Pas-de-Calais a été condamnée à un an de prison ferme sous bracelet électronique ainsi qu’à quinze mois d’inéligibilité.
Cette réduction change considérablement la donne politique. Avec une peine limitée à quinze mois d’inéligibilité, Marine Le Pen peut, a priori, être candidate à l’élection présidentielle de 2027. Le scénario redouté d’une éviction durable ne s’est donc pas produit. Si cette condamnation fragilise son image et relance les débats sur la gestion des fonds publics, elle ne ferme pas les portes de l’Élysée. Le Rassemblement national évite ainsi le bouleversement qui aurait pu imposer un passage de relais immédiat à Jordan Bardella.