"Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il veut faire la guéguerre bien sanglante contre la méchante Russie"… C’est un peu long comme titre, et si cela n’aurait peut-être pas arrêté en si "mauvais" chemin le regretté Jean Yanne, c’est pourtant, comme on va le voir, un autre de ses titres qui caractérise le mieux, en profondeur, l’essence tragicomique de notre époque.
La signification symbolique de ce quatorze juillet est bien que le pouvoir actuel de la bourgeoisie repose sur deux « jambes » mais dont l’une est une béquille, la pyramide de Ponzi de la dette publique, et l’autre son industrie militaire, mais financée par la précédente : un stade bancal de la domination de classe qui ne tient vraiment que par la fragmentation des classes populaires tertiarisées en une multitude de secteurs d’activités néanmoins interconnectés et interdépendants. Face à une bourgeoisie avide d’emmener cette population éclatée à l’abattoir de ses guerres seulement utiles au renouvellement de son industrie robotisée, la question n’est plus même de savoir si ces classes ont « socialement intérêt » à s’unir pour une prise du pouvoir mais de savoir si elles ont réellement envie de simplement survivre.