Trois réacteurs nucléaires français étaient toujours à l’arrêt le 15 juillet 2026 en raison de la canicule et des limites réglementaires encadrant les rejets d’eau chaude dans les cours d’eau. Il s’agit du réacteur n° 2 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), arrêté depuis le 9 juillet ; du réacteur n° 3 du Bugey (Ain), à l’arrêt depuis le 10 juillet ; et du réacteur n° 2 de Chooz (Ardennes), arrêté depuis le 11 juillet.
EDF indique également que six autres réacteurs pourraient « être amenés à adapter leur puissance » en fonction de l’évolution de la situation : les réacteurs n° 1 et 2 de Saint-Alban (Isère), les n° 1 et 3 du Blayais (Gironde) ainsi que les n° 4 et 5 du Bugey.
Implantés en bord de fleuve ou de mer, les 57 réacteurs nucléaires français utilisent l’eau pour leur refroidissement. Pour limiter le réchauffement des milieux aquatiques, l’ASNR fixe, pour chaque centrale, des seuils de température des eaux rejetées. Lorsque ces seuils risquent d’être dépassés en période de fortes chaleurs, EDF est contrainte de réduire la puissance ou d’arrêter certains réacteurs.