Andrew Haldane, le spleen du banquier central à mi-chemin sur les marches du pouvoir
"Dans les demeures bourgeoises anglaises « édouardiennes » du début du XXe siècle, le dernier étage n’était pas l’apanage des « chambres de bonnes » comme en France, mais de la « nursery », le domaine de l’enfance, … […]« Grandir », dans ce contexte sociologique « britannique », cela commençait donc en descendant les escaliers « tout seul comme un grand », mais ce n’était pas forcément sans états d’âme, ni, pourquoi pas, sans faire une pause au milieu des escaliers, une pause que, rétrospectivement, l’adulte qui s’en souvient peut assez légitimement considérer comme quasi « philosophique », sinon même carrément « existentielle »…
Mais ce ne sont pas tous les « adultes » qui sont capables d’une telle introspection vers leur passé, et surtout, avec un regard lucide sur le parcours qui les a éventuellement menés au sommet de la hiérarchie sociale, ce qui est une autre manière de gravir les marches, au sens « figuré » cette fois, et dans l’autre sens, donc… (…)"