Les calculs et les manipulations des uns et des autres ne peuvent occulter les raisons profondes de l’exode des jeunes Marocains : le chômage, la misère et le manque d’avenir, conséquences de politiques injustes, inégalitaires et répressives.
Le drame de Ceuta, où 72 migrants ont perdu la vie, fait l’objet de sordides instrumentalisations. Vociférations alarmistes et racistes, discours sécuritaires nauséabonds, mise au ban de Madrid par Giorgia Meloni… La faute incomberait au président du gouvernement espagnol, accusé d’avoir suscité un appel d’air en procédant au printemps dernier à la régularisation massive de travailleurs sans papiers. Même antienne du côté de la Maison-Blanche qui voit là une aubaine pour s’en prendre au socialiste Pedro Sanchez, bête noire de Donald Trump et Benyamin Netanyahou.