Ces opérations ne s’inscrivent pas dans le cadre d’efforts humanitaires organisés pour secourir les personnes disparues, rouvrir les routes ou préparer la reconstruction. Au contraire, Israël agit de manière unilatérale au sein de zones fermées sous son contrôle militaire en démolissant les bâtiments restants, puis en broyant, mélangeant et transportant les décombres avant que les équipes médico-légales, les experts judiciaires et les spécialistes des munitions non explosées ne puissent examiner, documenter et préserver les sites, ainsi que les preuves et les restes humains.
De plus, l’article 70, paragraphe 1, point c), du Statut de Rome considère que “la destruction, l’altération ou l’entrave à la collecte de preuves” constituent des actes criminels entravant la mission de justice de la CPI lorsqu’ils sont commis délibérément. Le procureur de la CPI devra enquêter sur ces agissements en tant qu’ingérence délibérée dans la collecte de preuves liées à l’enquête en cours sur la situation dans l’État de Palestine, qui inclut également la destruction, la saisie ou le pillage illégaux de biens.
Note 1 de do : Après le massacre de Jénine en 2002, les sionistes avaient tenté aussi d’effacer les preuves. Voir les encadrés sous l’article avec une vidéo.
Note 2 de do : les nazis aussi, avaient tenté d’effacer les preuves de leur génocide afin que, plus tard, le nazisme puisse renaître de ses cendres grâce aux actuels révisionnistes ou négationnistes.