Quand ce ne sont pas des écoles, des universités ou des hôpitaux qui sont réduits en gravats par les bombes, l’armée israélienne cible délibérément les journalistes, travailleurs humanitaires et secouristes.
À chaque fois, c’est le même refrain : les bâtiments visés hébergent des infrastructures du Hamas et les personnes ciblées ont un lien avec l’organisation islamiste. Derrière cette propagande guerrière de plus en plus visible, se cache en réalité une véritable doctrine militaire du contrôle de l’information. Pour la première fois, un soldat de l’armée israélienne a raconté au journal Le Monde, et à l’ONG Breaking the Silence, les ressorts de cette stratégie d’« incrimination rétrospective ».