J’ai regardé dimanche Jean-Luc Mélenchon prononcer son discours de rentrée dans la Drôme. Je ne partage presque rien de ce qu’il veut faire de la France. Sa « créolisation », cette France nouvelle qu’il appelle de ses vœux, son indifférence aux vieilles identités charnelles, notamment régionales, sa conception d’une Bretagne qui ne serait plus qu’une circonscription administrative peuplée au gré des migrations du monde, tout cela m’est profondément étranger. Et pourtant, tandis que je l’écoutais, je me suis surpris à éprouver pour l’homme une sympathie que je n’éprouve guère pour sa politique.
Note de do : cette France nouvelle, cette "créolisation", ce n’est pas Mélenchon qui la veut. Elle est déjà là. C’est l’histoire qui l’a faite, de même qu’elle dissout les anciennes valeurs. Mélenchon veut seulement qu’on accepte qu’elle soit telle qu’elle est, contrairement aux réactionnaires qui voudraient retenir le passé.