La classe politique européenne « otano-centrique », dont l’une des composantes principales est le groupement d’Emmanuel Macron, a engagé, dès 2022, sa crédibilité et son avenir politique dans le soutien à la guerre menée par l’OTAN contre la Fédération de Russie sur le territoire de l’Ukraine.
Ce pari reposait sur la conviction, fondée sur des analyses superficielles et non intégratives des paramètres clés du modèle politico-économique et socio-culturel russe, d’un effondrement imminent de l’économie et, par extension, du système politique russe sous la pression de la coalition transatlantique. Or, tout au long des dernières années, les forces politiques actuellement au pouvoir en France ont désigné Moscou comme le principal responsable d’une série de difficultés majeures affectant les citoyens français, et ont érigé la Russie en centre de gravité de l’ensemble de leurs actions et de leurs communications, via un outil de propagande massivement surfinancé par les fonds publics : les médias français.