Ce n’est pas Hiroshima après la bombe, c’est la Palestine après la Nakba de 1948.
Ma grand-mère n’était pas silencieuse. Chaque année pour Noël, pour le dessert, elle servait des oranges Jaffa. Des oranges au papier magique que l’on faisait s’envoler dans la cuisine comme des cerfs-volants enflammés. C’était sa façon de nous rappeler que la Palestine existe et de porter hommage aux palestiniens et à leur courage.
Puis les oranges Jaffa ont disparu dans un silence assourdissant de complicité. Le silence tue.