Ayant vécu au tout début du XXIe siècle dans le quartier lyonnais où se sont récemment déroulés la rixe "politique" "antifas" Vs "fachos" et le lynchage à mort du jeune Quentin Deranque il nous apparaît nécessaire de mettre au grand jour quelques uns des ressorts systémiques qui ont amené la France de 2026 à une telle situation.
Depuis plus d’un demi-siècle les classes populaires françaises ont vécu dans l’illusion médiatique, principalement héritée de l’époque héroïque de la Résistance, que la "gauche" était naturellement et intrinsèquement parée de vertus humanistes et morales qui devaient historiquement nécessairement triompher du "mal" droitiste, qu’il soit "extrême" ou "modéré". Dans cette logique l’"extrême-gauche" se considérait elle-même nécessairement parée d’un "supplément d’âme" en termes de "moralité" et donc habilitée à fair régner ici bas, et y compris par la violence, les prémisses d’un ordre futur tout aussi nécessairement et forcément "meilleur".
Mais plusieurs "retours au pouvoir" de la gauche, à commencer par la longue "expérience mitterrandienne" on lentement craquelé le vernis de cette illusion au point de finir par la briser complètement, et surtout, dans ce qui reste de la classe ouvrière de ce pays, qu’elle a particulièrement contribué à démembrer, et souvent, carrément violemment.