Trump est l’illustration spectaculaire de ce syndrome de la nouvelle hyperclasse dominante : il a notamment été incapable de « remodeler » le Conseil des Gouverneurs de la Fed et sa politique à sa guise, celui de ses « poulains » finalement adoubé étant fondamentalement encore plus radicalement « banco-centraliste », si c’était possible, que Jay Powell lui-même !
Les « fortunes » spectaculaires de l’hyperclasse mondialisée ne peuvent plus exister sans les politiques monétaires ad hoc des Banques Centrales pour « soutenir » la dette, et les décisions politiques réellement importantes se prennent donc « en marge » dans le tissu relationnel entre banquiers centraux et véritables gestionnaires, sur le « terrain » des principaux « groupes financiers », genre BlackRock, Vanguard et autres, qui sont en réalité leurs obligés.
Autrement dit, par rapport à la situation de la période « capitaliste-impérialiste classique », la source réelle des principales décisions politiques et orientations systémiques est encore bien plus « opaque », si c’était encore possible… !
Et c’est assez logiquement parce que tout ce système repose quasi littéralement sur une « fabrique de fausse monnaie » planétaire et banco-centralisée que ce très petit monde tient particulièrement à « rester dans l’ombre », dans l’entre-soi puant de sa propre corruption.