La fumée qui s’élevait ce week-end des centres de données d’Amazon à Dubaï dans les Emirats Arabes Unis n’était pas seulement le résultat de tirs de missiles aléatoires ou dans tous les sens. Lorsque des missiles et des drones iraniens ont frappé trois installations AWS, notamment les centres de données DXB61 et DXB62, ils n’ont pas seulement perturbé des services de streaming mais ont visé avec précision le système nerveux numérique de l’architecture d’intelligence artificielle militaire américaine au Moyen-Orient.
Ceci est très étonnant. L’Iran vient de démontrer qu’il comprend mieux la guerre post-moderne que ne le pensaient de nombreux analystes occidentaux. Il n’a pas gaspillé ses missiles sur des porte-avions ou des bases aériennes, mais s’en est pris au cloud. Il a ciblé l’infrastructure physique qui permet aux États-Unis de mettre en œuvre sa chaîne de destruction basée sur des algorithmes. En un mot, l’Iran tente de cibler le principal point fort de la machine de guerre US : le Cloud est beaucoup plus efficace que les armes nucléaires dans les guerres d’aujourd’hui et c’est le Cloud qui a permis les opérations éclair de décapitation des États.