Les efforts visant à présenter le Premier ministre israélien comme seul responsable de la politique de l’État, occultent un long récit historique d’expansion et de répression.
La récente campagne de la droite aux États-Unis — rejointe par de nombreux militants de gauche — visant à accuser le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu d’avoir entraîné Washington dans une guerre contre l’Iran n’est que la dernière tentative en date d’exonérer les États-Unis de leurs crimes impérialistes et d’absoudre Israël des supposées machinations de Netanyahu.
Cette campagne s’inscrit dans une tendance amorcée il y a deux décennies par des critiques libéraux américains, européens et israéliens sur les politiques israéliennes envers les Palestiniens, le Liban, la Syrie et cette région au sens large. Elle a injustement fait porter la responsabilité à Benjamin Netanyahu et à son gouvernement de coalition, dont les membres récents sont présentés à tort comme responsables d’avoir détourné Israël de sa prétendue trajectoire pacifique d’avant Netanyahu.