« La peau est à la fois une barrière mécanique, un tissu très riche en cellules immunitaires et un organe fortement innervé », résume la chercheuse. Ainsi, lorsqu’elle est lésée, les neurones sensoriels s’activent. Ils transmettent un signal au cerveau, ce qui permet de ressentir la douleur. Mais ce n’est pas tout. « Localement, au niveau même du tissu agressé, ces neurones libèrent aussi des molécules capables de parler aux cellules immunitaires. La douleur devient alors une sorte de langage biologique. Un message adressé non seulement au cerveau, mais aussi aux macrophages, aux neutrophiles et aux autres cellules chargées de réparer ou de défendre », explique Sophie Ugolini.