Quatre-vingt-un ans après le largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, le temps passe et efface le spectre de l’arme atomique, comme menace existentielle planant sur l’humanité. Pourtant, les nouveaux rapports de force géopolitiques jouent du recours à l’arme atomique. Et, au niveau mondial, les dépenses pour la modernisation et miniaturisation des arsenaux nucléaires continuent d’augmenter : les neuf États dotés de la bombe ont consacré 119 milliards de dollars à leurs arsenaux en 2025, soit 19 % de plus qu’en 2024, selon la Campagne internationale contre les armes atomiques.
Le 6 août, le maire de Hiroshima, Kazumi Matsui, a profité du 81e anniversaire du bombardement sur sa ville pour dénoncer le « comportement arrogant » des grandes puissances « qui bafouent le droit international » et « utilisent l’arme nucléaire comme moyen de pression ».