Une énième discussion sur le thème ? Peut-être pas tout à fait, car on a ici un supposé « responsable qualifié », le toubib Laurent Alexandre, qui revendique haut et fort un « embryon de conscience de soi » pour l’IA. Et qui revendique clairement une « expansion » d’une telle conscience pour la machine, plutôt que d’y mettre des limites, à supposer que cela soit encore possible, ce que Yoshua Bengio (*), un des pères reconnus de l’IA, met lui-même en doute, tant l’interconnexion des machines est grande et notre dépendance totale à leur égard aussi : en clair, pour arrêter l’expansion de la conscience de soi de l’IA il nous faudra bientôt logiquement absolument tout débrancher si l’on veut réellement redémarrer sur une base « humainement maîtrisée » !
Donc, que cela nous plaise ou non, le plus « réaliste » de ces trois débatteurs est incontestablement le très cynique Laurent Alexandre, alors que les deux autres tentent « bien gentiment » de ménager la chèvre informatique et le choux humain, sachant pertinemment qu’à la fin de la fable le choux sera complètement bouffé…