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Retraite par point : un recul de civilisation

mardi 23 octobre 2018, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 23 octobre 2018).

http://www.sitecommunistes.org/ch582retraiteparpoint.htm

18 octobre 2018

La réforme des retraites voulue par le capital et mise en œuvre par Macron est en route. Le gouvernement en vante les mérites, le haut- commissaire à la réforme Delevoye avec les médias porte la bonne parole partout dans le pays, la CFDT la soutient à fond.

Quelle est la réalité ?

La réforme du gouvernement, c’est : supprimer le système de retraite par répartition basé sur un système de solidarité universelle, intégré au système de Sécurité Sociale. Préparé en 1945 par le ministre communiste du Travail, A. Croizat avec l’appui de la CGT, le système de Sécurité Sociale partait du principe de solidarité universelle : chacun y contribue avec ses moyens, chacun reçoit suivant ses besoins.

Les ressources pour en assurer le fonctionnement proviennent des richesses produites par le travail, avec une cotisation sociale payée à part égale, 50% par le salarié, 50% par le patronat. Elles sont un salaire socialisé qui couvre toutes les périodes de non travail (enfance, maladie, grossesse, retraite).

Le système est géré par un Conseil d’Administration élu composé par 75% des assurés, 25% du patronat.

Ce système a fait ses preuves. Pendant plus de 30 ans, en même temps que ce progrès de civilisation pour le peuple, Il a été un des facteurs du redressement du pays après la seconde guerre mondiale, la France a connu une forte expansion économique et sociale, ce système a apporté une part décisive dans l’amélioration générale de la santé, à l’allongement de la durée de vie.

Le capitalisme dont le but est la recherche du profit maximum n’a jamais admis cette conquête qui lui a été imposée, il a toujours recherché à reprendre cette conquête favorable au peuple.

La remise en cause a été permanente

Tous les gouvernements de droite ou socialistes et ses alliés s’y sont attaqués : 1991, M. Rocard avec son livre blanc – 1993 Balladur augmente le nombre d’années de cotisations dans le privé et le calcul de la pension sur les 25 meilleures années au lieu de 10 années- 1995 Juppé veut allonger la durée de cotisation à 40 ans au lieu de 37 dans la fonction publique (le très fort mouvement de lutte déclenché par les agents SNCF, rejoint par tous les salariés, l’oblige à renoncer -2003 Sarkozy allonge la durée de cotisation des fonctionnaires à 40 ans , 2007 il s’attaque aux régimes spéciaux , 2010 il impose l’âge légal de départ à 62 ans au lieu de 60- 2013, 2015 Hollande et le patronat attaquent les complémentaires et veulent repousser l’âge de départ.

La retraite par point c’est :

La disparition des régimes des fonctionnaires et des régimes spéciaux et en conséquence la remise en cause des statuts. Les retraites complémentaires disparaitraient.

Dans le système par point qui prend l’ensemble de la « carrière » professionnelle, fini la règle des 25 meilleures années dans le privé et des six derniers mois dans le public. Les « trous », chômage, maladie, etc…. en fait, 90% des pensions baisseront. En ce qui concerne les retraites complémentaires, si on applique les règles actuelles en points ( Arrco-Agirc) à la totalité du salaire, une pension de 1600 euros, passerait à 1000 euros.

La retraite par point c’est :

  • un système de capitalisation individuelle. Les points iront grossir les fonds de pensions, ceux des assurances qui sauront les faire fructifier pour de nouveaux et juteux dividendes.
  • Obliger de travailler de plus en plus tard. Le gouvernement est entrain d’étudier un « âge-pivot » pour retarder les départs. Le taux de retraite pourrait subir une décote pour ceux qui partiraient avant 63 ans.
  • Un recul de civilisation de plus d’un siècle dans la protection sociale.

Cette « réforme » fait bien la démonstration qu’en régime capitaliste aucune avancée sociale n’est acquise de façon définitive. La lutte quotidienne pour la défense des acquis, pour la satisfaction des revendications immédiates est une absolue nécessité.

Mais, seule, elle ne suffit pas, la lutte politique est indispensable contre le capitalisme jusqu’à sa disparition et son remplacement par une société socialiste, pour permettre le développement social, économique au service du peuple. Seul, notre Parti, propose cette perspective. Rejoignez-nous pour ce combat.

2 Messages de forum

  • Je me serais bien passé de la dernière phrase : « Seul, notre Parti, propose cette perspective. Rejoignez-nous pour ce combat. »

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  • Retraite par point : un recul de civilisation 23 octobre 12:39, par Luniterre

    Derrière une apparence de radicalité dans sa conclusion, cet article est une mystification kollaborationniste thorezienne (…sur le retour) de plus !

    En fait, cette « conclusion » contient déjà sa propre contradiction :

    « La lutte quotidienne pour la défense des acquis, pour la satisfaction des revendications immédiates est une absolue nécessité.

    Mais, seule, elle ne suffit pas, la lutte politique est indispensable contre le capitalisme jusqu’à sa disparition et son remplacement par une société socialiste, pour permettre le développement social, économique au service du peuple. »

    Si le socialisme est indispensable pour réellement « permettre le développement social, économique au service du peuple », il est donc fondamentalement faux d’affirmer que « la lutte quotidienne pour la défense des acquis, …est une absolue nécessité », alors qu’elle n’est précisément qu’une "nécessité" très relative, vu que ces « acquis » sont inévitablement condamnés par la crise du capitalisme, et donc réellement condamnés, sauf à en finir avec lui entant que système économique.

    On a donc là le discours classique d’un parti révisionniste et réformiste qui veut se donner une coloration « de gauche », et, en prime, s’adjuger le contrôle sur le mouvement ouvrier en se posant comme « seul parti » de la classe ouvrière, c’est à dire, en fait, comme seul interlocuteur de la kollaboration de classe réformiste, dans son cas.

    Le tour de passe-passe est néanmoins assez habilement effectué en mettant cette « défense absolue » des « acquis sociaux » sur le même plan que « les revendications immédiates », qui sont effectivement les premiers pas dans la lutte des classes.

    Effectivement, dans le cas de ce micro-parti, comme dans dans d’autres cas similaires, et notamment, le PRCF, on a affaire à de vieux chevaux de retour du révisionnisme et bien expérimentés dans le double langage.

    La base idéologique qui leur est commune, du reste, c’est de faire de la politique issue du CNR l’alpha et l’omega de la lutte de classe, alors qu’elle n’est que l’expression de la kollaboration de classe qui a permis la liquidation de la résistance prolétarienne réelle, sur le terrain.

    Ce discours vise à masquer a base économique réelle de cette politique, qui est la reconstruction de l’impérialisme français, au lendemain de la guerre, avec son nouveau cortège de crimes et de massacres.(*)

    C’est ce masque en réalité hideux qui leur permet d’oser affirmer :

    « Ce système a fait ses preuves. Pendant plus de 30 ans, en même temps que ce progrès de civilisation pour le peuple, Il a été un des facteurs du redressement du pays après la seconde guerre mondiale, la France a connu une forte expansion économique et sociale, ce système a apporté une part décisive dans l’amélioration générale de la santé, à l’allongement de la durée de vie. »

    Bien entendu, ils prétendent que ce résultat mirifique serait entièrement du à l’action du PCF thorezien :

    « Le capitalisme dont le but est la recherche du profit maximum n’a jamais admis cette conquête qui lui a été imposée, il a toujours recherché à reprendre cette conquête favorable au peuple. »

    Alors qu’en réalité, à travers leur kollaboration de classe, le capital ne fait que négocier la paix sociale au meilleur prix pour ses intérêts, et s’arrange toujours pour faire baisser le prix, tout en maintenant la paix sociale.

    A présent, les « acquis » se réduisent comme peau de chagrin et l’influence électorale du PCF est passée de 28,2% en 1946 à 2,7% en 2017…

    D’une part, avec l’évolution de la crise, la bourgeoisie n’a plus les moyens de « financer » la kollaboration de classe à un niveau aussi élevé, et d’autre part, le PCF et ses micro-clones néo-thoreziens n’ont plus les moyens de « négocier », ayant perdu toute crédibilité, au fil des années et des luttes, à s’arc-bouter pour la « défense des acquis » au lieu de centrer la lutte sur la construction d’une alternative.

    La lucidité et la clarté politique consistent au contraire à montrer que ces prétendus « acquis sociaux » sont condamnés, et même à court terme, désormais, par le système et que l’urgence est de construire l’alternative sur la base d’un programme réellement socialiste et élaboré démocratiquement, en vue d’établir une correspondance entre forces productives et besoins sociaux réels, sur le terrain.

    Luniterre

    (* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/20/de-la-desolation-du-social-chauvinisme-en-deroute/

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article2330

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

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