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Gilets jaunes - Parcours d’un prétendu "casseur" tel qu’imaginé par la police : il a tout fait à lui tout seul !

mardi 12 février 2019, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 12 février 2019).

Gilets jaunes : l’incroyable parcours d’un casseur parisien sous les yeux des policiers

https://www.ladepeche.fr/2019/02/11…

Publié le 11/02/2019 à 17:54

Mis à jour à 18:12

LIONEL LAPARADE

Thomas P. est soupçonné d’avoir incendié le véhicule de la mission Vigipirate. / AFP

Pendant quatre heures samedi, Thomas P., 25 ans, a été suivi et filmé par les policiers à Paris, à l’occasion de l’Acte XIII des Gilets jaunes. L’itinéraire de saccages de ce militant actif de l’ultragauche se chiffre à plusieurs dizaines de milliers d’euros de dégâts.

Il a été repéré samedi aux alentours de 14 heures, boulevard Saint-Michel, dans le Ve arrondissement de Paris, mais n’a été interpellé qu’à 18 heures, près de l’avenue Georges-V, alors qu’il balançait un pavé sur un véhicule de l’administration pénitentiaire. Dans l’intervalle, Thomas P., 25 ans, un individu issu de la mouvance de l’lutragauche et déjà connu pour des faits de vandalisme, s’est livré à une succession de dégradations, incendies volontaires, vols et pillages, qui se chiffrent à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Mais pourquoi les forces de l’ordre, qui l’ont repéré très tôt samedi, en marge de l’Acte XIII des Gilets jaunes, ont-elles laissé cet individu saccager à tout-va pendant près de quatre heures ? Dans le procès-verbal qui lui est consacré et auquel plusieurs médias ont eu accès, les forces de l’ordre qui le repèrent pour la première fois boulevard Saint-Michel le décrivent comme « particulièrement hostile à la présence de fonctionnaires de police ».

Revêtu d’un gilet jaune sur une tenue toute noire, Thomas P. se tient au milieu de la foule. Les policiers le voient sortir un marteau de son sac à dos qu’il utilise pour casser les vitres d’une banque Bred, mais repoussent son interpellation à plus tard, au vu de l’hostilité du groupe de manifestants dans lequel se tient le suspect.

Faute de pouvoir intervenir, les policiers placent le jeune homme sous surveillance. Il est vu en train de réduire en morceaux les parements de marbre d’une agence d’assurance pour les utiliser comme projectiles contre les forces de l’ordre. En moins d’une heure, six commerces sont attaqués et dégradés. Les caméras de surveillance que Thomas P. croise sur son passage sont détruites méthodiquement, tandis quà proximité du boulevard Pasteur, dans le XVe arrondissement, il se déchaîne sur une voiture de police stationnée sur laquelle il projette des barrières de chantier trouvées à proximité. Les forces de l’ordre trépignent, mais doivent encore différer l’interpellation du casseur. Dans le PV, elles évoquent un risque d’émeute…

La Porsche de Christian Etchebest et le véhicule de la mission Vigipirate incendiés, c’est lui

Toujours dans le XVe arrondissement, Thomas P. s’introduit dans une agence Allianz et en ressort avec un ordinateur portable qu’il réduit en miettes sous les vivas de ses complices. Rue des Volontaires, il s’en prend à une agence de la BNP et une concession Renault ou plusieurs voitures d’exposition sont vandalisées. Il est 16 heures lorsque le groupe arrive rue François-Bonvin et tombe sur la Porsche noire du chef Christian Etchebest. Sous les yeux des policiers qui le surveillent, il casse une vitre et dépose un carton enflammé dans l’habitacle. Une BMW stationnée un peu plus loin est vandalisée.

Thomas P. et son groupe arrivent enfin dans le quartier de la Tour Eiffel, où le suspect poursuit ses dégradations. À 16h50, le procès verbal signale le suspect à proximité de véhicules de la mission Vigipirate, il s’introduit dans l’un des deux. "Notons qu’il ressort de ce véhicule qui prend immédiatement feu", signalent les policiers.

Une heure plus tard environ, Thomas P. est arrêté près de l’avenue Georges-V. Interrogé sur l’heure tardive de son interpellation, Laurent Nunez, secrétaire d’État à l’Intérieur, a expliqué que "la police ne peut pas interpeller sur le champ tous les casseurs", et réaffirmé "la volonté de l’exécutif d’écarter ces individus des manifestations. Ils n’expriment aucune revendication, ils sont là pour commettre des violences et pour faire tomber nos institutions".

Note de do : À bas les violences policières ! À bas les institutions !

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