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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ?

samedi 16 juin 2018, par Luniterre (Date de rédaction antérieure : 16 juin 2018).

« Un vrai travail, un vrai salaire » ???

Le « projet » du gouvernement Macron ?

Et si on le prenait à la lettre ?

Un « projet » pour la communication, et qu’il est bien évidemment incapable de réaliser, et surtout au sens prétendu de lutter contre la pauvreté !

__« Un vrai salaire », même au sens capitaliste du terme, cela signifie qu’un emploi par famille, couple avec enfants en bas âge et/ou en période scolaire, permet à cette famille de vivre décemment selon les critères sociaux de l’époque, permettant à la génération suivante de continuer dans des conditions au moins équivalentes.

Or ce n’est déjà plus le cas pour de nombreuses familles qui ne peuvent survivre, et souvent difficilement, sans l’apport d’au moins deux salaires…

La prétendue « égalité des sexes », tant prônée par Schiappa fille, c’est, actuellement, et même « à salaires égaux », une division par deux du niveau de vie du prolétariat en France, et non aucunement, un « progrès social ».

Tout son langage « communicant » sur le sujet n’est qu’une caution « décalée », « anticonformiste », en apparence, des reculs sociaux rendus inévitables par la crise systémique du capitalisme.

Sur ce seul point, c’est déjà ce qu’un marxiste a à dire…

__« Un vrai travail », cela veut dire une activité professionnelle réellement utile à la communauté, que ce soit en matière de production ou de services. Cela signifie que production et services sont organisés pour répondre aux besoins sociaux réels, et d’abord à ceux des travailleurs eux-mêmes et ceux de leurs familles.

L’utilité sociale est le critère d’un « vrai travail », et non le profit financier.

Sans profit financier, pas de salaire ?

Si production et services sont organisés pour répondre à l’ensemble des besoins sociaux, la question suivante est celle de l’organisation des services et de la répartition, et non celle du profit financier.

Un équilibre entre production et besoins se passe précisément de profits au sens financier du terme.

La seule accumulation nécessaire est celle qui est suffisante pour le renouvellement et le développement, et qui n’a rien à voir avec l’accumulation du profit capitaliste. ( 1 )

C’est, là encore, ce qu’un marxiste a à dire, à propos d’un « vrai travail », objectif évidemment incompatible, donc, avec le capitalisme…

Alors que enfoncer une porte ouverte sur la signification « collective » de la phrase « de Marx ou pas tout à fait », selon Schiappa père, c’est se payer de mots et donner, à bon compte, une prétendue « leçon de marxisme » !

__« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes », cela signifie, au delà de l’aspect évidemment collectif de leur organisation, que la transition pour sortir du capitalisme se fait précisément sur la base d’un échange d’équivalents entre travailleurs, en matière de produits et de services, en tenant compte des besoins collectifs de la société. C’est effectivement le sens d’un « vrai travail », émancipateur, et non pas exploité.

C’est le sens politiquement utile de cette phrase qu’un marxiste doit rappeler, et non pas simplement l’aspect collectif de l’action politique, qui est évidemment commun à tous les partis politiques, fussent-ils ultra-réactionnaires, et même sociaux-fascistes… !

Mais en fait de « marxiste », on a affaire ici, avec Schiappa père, à un trotskyste, dans la variété « lambertiste », et qui a en commun avec les autres d’être une forme à peine déguisée de réformisme. Son programme ( 2 ) a toutes les caractéristiques d’une sociale-démocratie « gauchisante » en termes de langage, et sociale-chauvine dans ses objectifs clairement exposés, avec, bien évidemment, l’habituelle et caricaturale ( 3 ) formule prétendument « marxiste » sur la « socialisation des moyens de production et d’échange », qui, dans la logique réformiste du « programme de transition » de Trotsky ( 4 ), se résume à leur « nationalisation » dans le cadre d’un capitalisme monopoliste d’État relooké, en réalité, en « socialisme de marché » ( 5 ), avec de nouvelles formes de collaboration de classe, pompeusement baptisées « contrôle ouvrier » !

Luniterre

( 1 https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondament aux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/ )

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/ )

( 2 https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/06/poid-manifeste-lambertiste.pdf )

( 3 https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/ )

( 4 https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/06/trotsky-programme-de-transition.pdf )

( 5 https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=879:sur-les-conceptions-economiques-de-leon-trotsky&option=com_content&Itemid=53 )

ARTICLE SOURCE :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/16/lutte-des-schiappa-ou-lutte-des-classes/

27 Messages de forum

  • NB : Le papa de Marlène ( Une des nombreuses Nadine M de Macron ) est trotskyste ( Lambertiste ) et ex délégué FO // Il a publié un texte court pour recadrer et morigéner sa greluche arriviste de fille / Ce "post" ou "tweet" ou "hashtag" a été publié sur le site "tendance claire du NPA"…

    Effectivement nous devons exiger la création immédiate de 6,5 millions d’emplois et un alignement immédiat des salaires français sur les salaires suisses ( salaire médian en France = 2200 euros / en Suisse 6 400 CHF = 5600 euros ) et alignement immédiat des droits sociaux en France sur ceux du Danemark , ou mieux encore de la Libye époque MK !!!

    En fait c’est fastoche : créer 12500 sovkhozes dans les 12500 plus petits villages + 1000 en Guyane + 110 à Miquelon / créer 5 villes de 100 000 habitants + 100 villages de 4000 en Guyane - Déplacer la capitale à Pézenas-Agde et trouver une méthodologie efficace pour que les 4 millions de franciliens qui rêvent de quitter cette région puissent le faire - Ajouter 200 000 habitants dans la Creuse et ce qu’il faut dans tous les départements à démographie calamiteuse - Délocaliser les JO dans la vallée de la Charente - Participer à fond à la grande muraille verte d’Afrique-forêt de Lilengo et y installer des réacteurs steinfeld, des "torre atnosferica" et quelques villes nouvelles …

    Alors va-y Macron ! Montre nous que tu es la réincarnation de Saint Simon et que Julliard ne délire pas !

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    • Et oui, ça c’est sûr ! Macron va faire construire une voie ferrée de l’Atlantique à Djibouti ( 7850 KM ) - Les wagons mesureront 35 m de long sur 20 m de large pour pouvoir y garer 13 camions TIR ou 39 bagnoles dessus … Quel visionnaire ce Macron ! Il sauvera la France en 1 an et le monde en 4 ans !
      Il ne devra cependant pas oublier de foutre un pont entre Meschers-sur-Gironde et Le-Verdon-sur-Mer , ni de faire construire une lean-linear-city ( Paolo SOLERI ) tout au long de la côte Atlantique dans le département des Landes …

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    • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 17 juin 20:56, par Luniterre

      PRÉCISION UTILE : "Tendance claire" n’a fait que republier dans ses "brèves" un article du "Monde" résumant cette polémique familiale. Les "brèves" de "Tendance claire" ne sont en rien l’expression de sa ligne mais une sorte de compilation éclectique sur les sujets d’actu. Parfois on y retrouve même des articles venant de TML ou des blogs en lien direct avec…

      Suivant son historique assez précis sur Wikipédia, JM Schiappa est bien un authentique "lambertiste", dans la mouvance de D. Gluckstein, et donc actuellement du POID. Sur le fond, le POID revendique et reprend à l’identique le manifeste du POI… (voir en PJ)

      Le différend POID/POI semblait donc uniquement porter sur des problèmes de fonctionnement interne entre les deux tendances, également sociales-chauvines dans leur souci de défendre et d’opposer la "République Française" aux institutions européennes, comme revendication préalable, tout à fait à l’instar du PRCF, par exemple.

      Mais même sans ce travers opportuniste assez caricatural, le "programme de transition" de Trotsky est bien la recherche d’une étape intermédiaire où un prétendu "contrôle ouvrier" s’exercerait au sein du système, mais sans en finir avec lui… Une situation de collaboration de classe, même si relativement conflictuelle…

      Alors que par définition une véritable économie de transition est néanmoins une économie de rupture avec le capitalisme et l’économie de marché, et doit utiliser la notion de valeur-travail pour une répartition équilibrée des taches et de la production, en fonction des besoins.

      C’est ce que Marx explique clairement dans la Critique du Programme de Gotha, et ce que Trotsky escamote assez habilement dans ses textes, remettant au premier plan la loi du marché pour régler la production, notamment dans sa critique de l’URSS.

      C’est pourquoi la tendance "Pabliste", fondée par Raptis, présent aux côtés de Trotsky lors de la fondation de la IVe Internationale, serait en réalité la plus "orthodoxe" d’un point de vue historique trotskyste, en revendiquant en quelque sorte la paternité du "socialisme de marché" !

      Mais le réformisme "lambertiste" n’est pas forcément loin derrière !

      Rien à voir, de toutes façons, ni avec Marx ni avec Lénine, sauf, tant qu’à faire, à considérer un Attali comme "marxiste" et un Xi Jinping comme "léniniste"…

      Luniterre

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      • Je n’interprète pas le "programme de transition" comme un programme destiné à être appliqué mais comme un outil pour mobiliser les masses sur un ensemble de revendications légitimes , compréhensibles immédiatement malgré l’aliénation et les traditions réformistes - Ce programme doit être totalement inacceptable pour la classe dominante qui , ne cédant strictement rien, déclenche une répression exagérée et une riposte révolutionnaire des masses … Ce qui "transite" c’est donc la conscience des masses qui va du syndicalisme défensif et réformiste à une politisation révolutionnaire … Je crois que le vieux Léon a élaboré ce truc à partir de la théorie du renversement de la praxis - Maintenant il se peut que les lambertrucs ou les pablomachins soient abrutis au point de penser que c’est un programme à réaliser !

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        • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 18 juin 16:55, par Luniterre

          Considéré ainsi, du point de vue du renversement de la praxis, il faudrait donc plutôt accorder le point « marxiste » à Schiappa fille, précisément en relevant le défi du mot d’ordre :


          « Un vrai salaire, un vrai travail »

          Même si le premier aspect reste « capitalisme compatible », dans le principe, il ne l’est déjà plus, en temps de crise actuelle !

          « Un vrai travail » ouvre encore davantage la brèche, si les rares marxistes idéologiquement « survivants » arrivent à lui donner son sens par leur agit-prop programmatique, avec pour but d’ouvrir ce débat basique au sein de la classe prolétarienne.

          Ce « renversement », c’est tout simplement ce que ce court article propose, ni plus, ni moins !

          Concernant Trotsky et son prétendu « programme de transition », c’est aussi la fonction pédagogique qu’avance le camarade Viriato, pour sa défense, en post sur TML.

          Cette fonction « éducative » est effectivement évoquée par Trotsky lui-même, du reste, dans ce texte.

          Le problème est que cette fonction est liée à des pratiques qui sont précisément de l’ordre de la collaboration de classe, fut-elle relativement conflictuelle.

          Toutes les pratiques de « cogestion », type « contrôle ouvrier », en système capitaliste, sont très facilement récupérable, par définition, par le système. C’est ce que l’on a vu depuis l’origine des syndicats, comités d’entreprises, coopératives, entreprises « autogérées », etc…

          Ces formes ne représentent en rien une transition entre capitalisme et communisme, dans la mesure où elles restent immergées dans des rapports économiques de marché.

          La question est de savoir, en ce qui concerne le trotskysme, si cela correspondait à un choix délibéré de la part de Trotsky, ou simplement à une suite de formules approximatives de sa part…

          Le seul trotskyste (et de plus, un leader historique de cette mouvance) a avoir tenté une approche synthétique de la pensée économique de Trotsky est précisément Michel Raptis (lien lcr-be en PJ), dit « Pablo » et fondateur du courant éponyme, aujourd’hui quasiment disparu et voué aux gémonies « révisionnistes » par les autres courants trotskystes…

          Or il ressort clairement de cette synthèse que Trotsky considérait la phase de transition comme un « socialisme de marché ».

          Et donc son « programme de transition » n’est pas qu’un « instrument pédagogique », mais bien un objectif politique à réaliser, semble-t-il, dans le contexte de son époque.

          Aujourd’hui, les mots d’ordres type « contrôle ouvrier » sont constamment repris par les différentes sectes trotskystes, comme héritage revendiqué de ce « programme ». C’est sous ce rapport que l’on peut effectivement les caractériser comme telles. Le « lambertisme » va même plus loin en se réclamant carrément de la démocratie parlementaire « républicaine », tout à fait à la manière d’un Mélenchon, avec lequel il s’allie bien volontiers, du reste !

          En ce qui concerne le rôle « régulateur » du marché, tout à fait à l’instar des libéraux pur jus, Trotsky l’avait en quelque sorte théorisé lui-même, à la fin de sa vie, dans son ouvrage sur le marxisme, à vocation précisément didactique :

          « En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »


          In « Le Marxisme et notre époque », Trotsky, 1939

          https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

          Si le trotskysme est bien un « renversement », c’est, d’abord, celui des fondamentaux du marxisme !

          Luniterre

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          • Il y a quand même un petit souci : c’est quoi la NEP ? Sinon la persistance du marché mondial , donc du capitalisme … Pour l’économie de l’URSS certains ont parlé de capitalisme d’état et d’autres de capitalisme mal développé géré par une bureaucratie autoritaire et progressiste + armée pléthorique …

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            • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 04:06, par Luniterre

              La période de la NEP, concrètement, débute en Mars 1921 et se termine avec la « crise des grains », courant 1928, même si le décret officiel ne paraît qu’en 1930. Soit à peine 8 ans en tout, et ne concernait, de toutes façons, qu’une partie limitée des 5 secteur économiques existants alors en Russie, tels que définis par Lénine lui-même, dès 1918, dans ce qui est le texte fondateur de la notion de coexistence du socialisme et du capitalisme d’État, qui sont deux secteurs distincts, contrairement à une confusion généralement volontairement entretenue… ( y compris par Trotsky).

              ******************

              Lénine en 1918 :


              "Parmi les gens qui se sont intéressés à l’économie de la Russie, personne, semble t il, n’a nié le caractère transitoire de cette économie. Aucun communiste non plus n’a nié, semble t il, que l’expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des Soviets d’assurer la transition au socialisme, mais n’entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste.

              Mais que veut dire le mot transition ? Ne signifie t il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime en question des éléments, des fragments, des parcelles, à la fois de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent, de différents types économiques et sociaux qui coexistent en Russie. Or, là est toute la question.

              Enumérons ces éléments :

              1__l’économie patriarcale, c’est à dire, en grande mesure, l’économie naturelle, paysanne ;

              2__la petite production marchande (cette rubrique comprend la plupart des paysans qui vendent du blé) ;

              3__le capitalisme privé ;

              4__le capitalisme d’Etat ;

              5__le socialisme.

              La Russie est si grande et d’une telle diversité que toutes ces formes économiques et sociales s’y enchevêtrent étroitement. Et c’est ce qu’il y a de particulier dans no­tre situation.

              Quels sont donc les types qui prédominent ? Il est évident que, dans un pays de petits paysans, c’est l’élément petit bourgeois qui domine et ne peut manquer de dominer ; la majorité, l’immense majorité des agriculteurs sont de petits producteurs. L’enveloppe du capitalisme d’Etat (monopole du blé, contrôle exercé sur les propriétaires d’usines et des commerçants, coopératives bourgeoises) est déchirée çà et là par les spéculateurs., le blé étant l’objet principal de la spéculation.

              C’est dans ce domaine précisément que se déroule la lutte principale. Quels sont les adversaires qui s’affrontent dans cette lutte, si nous parlons par catégories économiques, comme le « capitalisme d’Etat » ? Sont ce le quatrième et le cinquième élément de ceux que je viens d’énumérer ? Non, bien sûr. Ce n’est pas le capitalisme d’Etat qui est ici aux prises avec le socialisme, mais la petite bourgeoisie et le capitalisme privé qui luttent, au coude à coude, à la fois contre le capitalisme d’Etat et contre le socialisme. "


              Lénine,

              Sur l’infantilisme "de gauche" et les idées petites-bourgeoises

              https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf/

              *****************

              Ceci-dit, il est clair que l’économie soviétique évolue très vite, à partir de 1921, également contrairement à une idée reçue. Avant la « crise des grains », une première crise, dite « des ciseaux », montre précisément déjà que le marché est impuissant à réguler l’économie.

              De nouveaux rapports de production apparaissent dans l’agriculture, avec les kolkhozes, les sovkhozes, et surtout, en fin de compte, les Stations de Machines et Tracteurs, qui font le lien entre les deux et avec la production industrielle urbaine. Les SMT sont en quelque sorte l’âme du développement économique socialiste, et, de plus, leur origine est une initiative spontanée de coordination entre un sovkhoze et différents kolkhozes environnants pour une répartition de l’utilisation du matériel lourd.

              De sorte qu’au moment de la « crise des grains », qui rendait urgente la fin de la NEP, l’alternative existait déjà, là aussi, contrairement à une idée reçue.

              Ce qui a retardé la fin de la NEP, ce sont les luttes internes du parti bolchévik, notamment autour de ces questions économiques, et on ne peut pas les résumer en un post.

              Eut-elle été liquidée plus tôt, la transition eut été sans doute moins brutale, alors que la crise des grains avait déjà fait des dégâts considérables en 1928.

              Sur l’histoire économique de l’URSS :

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

              Quelques éléments aussi, dans l’article sur le centenaire d’Octobre :

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

              Sur la fin de la NEP :

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/15/encore-une-legende-noire-demythifiee-lholodomor/

              Bonne lecture,

              (Et d’autres à découvrir, sur l’histoire de l’URSS, sur TML…)

              Luniterre

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              • Merci pour toutes ces informations qui, cependant ne sont que des infos parmi d’autres ! Si le sujet était simple on le saurait et Staline n’aurait pas pondu sa fadaise du "socialisme dans un seul pays" et n’aurait pas liquidé tous ses rivaux en s’appuyant sur la promotion "appel de Lénine" = 200 000 ex menchéviks - SR recrutés pour marginaliser les vrais bolcheviks et intégrer les NEPmen au parti via l’appareil d’état !!! Staline n’aurait pas non plus soutenu le nationaliste bourgeois Chang Haï Check contre Mao …etc…

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                • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 20 juin 00:50, par Luniterre

                  Pour ma part j’essaie d’étudier l’histoire de l’URSS à partir de documents russes, autant que possible. Si vous avez des sources valables pour attester de votre vision caricaturale de l’histoire, merci de nous les communiquer.

                  Luniterre

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                  • Je trouve presque qu’il y a trop de documents et d’articles et de livres sur ce sujet … Les thèses les plus convaincantes sur l’URSS , Staline …etc me paraissent être celles des bordiguistes, ( pcint.org ) même si ce micro parti me paraît pas "vivant" . Eux au moins ont lu " Critique des programmes de G et E " … et se réfèrent à un marxisme pas trop déformé . Je ne dis pas que ce qu’ils disent est parfait …

                    Répondre à ce message

                    • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 21 juin 02:35, par Luniterre

                      Le bordiguisme est, pour le moins,une source très partisane et indirecte, en ce qui concerne le développement économique de l’URSS, réduite selon ce courant à une seule composante, le capitalisme d’État. A partir de quelle époque, cela n’est pas très clair. En 1924 Bordiga faisait encore l’éloge de Lénine et de l’URSS, semble-t-il :

                      https://www.marxists.org/francais/bordiga/works/1924/02/bordiga_lenine.htm

                      Concernant les idées programmatiques de Bordiga, si l’on se fie à son texte de 1920, son manifeste ne comportait aucun projet de transition économique, inspiré ou non de la CPG, à proprement parler :

                      http://www.pcint.org/03_LP/497/497_bordiga-but-communistes.htm

                      Ce n’est plus le cas à la fondation de son nouveau mouvement, en 1953 :

                      https://sinistracomunistainternazionale.com/2017/10/03/il-programma-comunista-nr-1-1953-il-programma-rivoluzionario-immediato/

                      Ici en anglais :

                      https://libcom.org/library/immediate-program-revolution-amadeo-bordiga

                      Texte apparemment introuvable en français… A moins que vous n’en ayez la référence, et merci, dans ce cas, ne nous la signaler.

                      Ce texte contient effectivement quelques propositions programmatiques de base intéressantes, donc, par contre.

                      Le lien avec la CPG, s’il existe, est très indirect, néanmoins, et , de plus partiel, rejetant ce qui fait le fondement de l’économie de transition expliqué par Marx en ce qui concerne l’échange d’équivalents en valeur travail entre producteurs, tout en tenant compte des besoins sociaux des secteurs non productifs.

                      En effet, en creusant plus, je trouve cette étude :

                      https://fr.internationalism.org/revue-internationale/201609/9446/annees-1950-et-60-damen-bordiga-et-passion-du-communisme

                      Étude assez intéressante, et qui cite notamment Bordiga sur son rejet d’utiliser la notion de valeur d’échange dans la phase de transition.

                      Si lecture de la CPG il y a eu, le principe de base en est donc néanmoins expurgé dans la pratique politique et l’idéologie du bordiguisme.

                      En Russie, ce principe était par contre mis en avant par Lénine, en Septembre 1917 , dans l’État et la Révolution (Chap 5), on ne peut guère plus à la veille de la Révolution d’Octobre…

                      La guerre civile, puis la nécessaire NEP, et finalement, les controverses sur les questions économiques en ont empêché la mise en œuvres, c’est un fait.

                      Que ce soit Trotsky, Boukharine ou Preobrajensky, aucun ne préconisait d’y revenir, ce qui était, de toutes façons, en contradiction avec leurs thèses économiques respectives.

                      Staline a mené le développement économique de l’URSS de façon en partie empirique, certes, mais assez efficace en en fin de compte, ce que la bourgeoisie tente aujourd’hui de dissimuler à tout prix.

                      De plus, même si ce fut tardif, il est le seul à avoir envisagé et proposé d’en revenir aux principes de la CPG, en faisant le bilan de l’URSS en 1952, en préparation du 19e Congrès :

                      https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

                      Ce qui est aussi possiblement l’une des causes de son décès « mystérieux » selon nombre d’historiens russes.

                      Il ne s’agit pas de faire un panégyrique mais de rendre à chacun ce qui, historiquement, lui revient réellement, d’une part, et de tirer les leçons de l’expérience globale, d’autres part, indépendamment du rôle personnel de tel ou tel, et surtout, des images médiatiques qui leurs sont accolées par le système.

                      Luniterre

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                      • Vers la fin des années 70 les bordiguistes ( pcint .org ) ont édité un N° de "programme communiste" intitulé "le trotskysme" où ils tiraient à boulets rouges sur le programme de transition et la révolution permanente, puis ils ont retiré cette brochure en reconnaissant qu’elle était réductrice et surtout a-historique / Par la suite ils citaient souvent Trotsky surtout "terrorisme et communisme" et les écrits militaires…
                        Pour eux la révolution russe , prévue par Marx dans sa longue correspondance avec Plekhanov , n’est pas , contrairement au diagnostic de Gramsci , une révolution contre "le capital" de Marx, mais une révolution double politiquement prolétarienne et paysanne mais économiquement bourgeoise ( liquidation des formes féodales , des koulaks , industrialisation, alphabétisation, électrification …etc. ) .
                        En conséquence ils vouent aux gémonies la théorie stalinienne du socialisme dans un seul pays car pour eux les 2 principales réussites de la révolution c’est la création de la troisième internationale et le congrès de Bakou . Ils n’opposent pas à Staline des critiques démocratiques petites bourgeoises et reconnaissent qu’il industrialisé et modernisé l’URSS .
                        Dans un article Engels fut interrogé sur une éventuelle prise de pouvoir des communistes dans un pays pré capitaliste . Il a répondu que dans ce cas les communistes seraient obligés d’industialiser et de moderniser en employant grosso modo les mêmes méthodes que la bourgeoisie et qu’à force d’employer ces méthodes les communistes risquaient de devenir des capitalistes banals ( la pratique modifie la pensée ).
                        Ouf ! Là je me suis accroché car il faudrait faire plus long ou, mieux, donner la parole à un bordiguiste AOC !

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                        • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 22 juin 04:06, par Luniterre

                          Lénine caractérisait la Russie comme un impérialisme. Les formes féodales étaient déjà en voie de disparition avancée. Le servage était aboli depuis 1861, soit plus d’un demi siècle avant 1917. Les koulaks ne sont pas une classe féodale à proprement parler. C’est, au contraire, la naissance d’une classe "moyenne" paysanne au sens occidental du terme, voulue par la réforme de Stolypine(1906). Ils sont, par contre, dès cette réforme, en lutte contre les villages paysans communautaires, les "mir", qui sont une forme économique communautaire effectivement " précapitaliste", mais non féodale. La noblesse détient encore beaucoup de terres mais abandonne progressivement l’agriculture. Enfin l’industrie, même si en retard sur l’Europe, est en plein essor. De plus, y a déjà un important capitalisme financier russe, interconnecté, dirait on aujourd’hui, avec le capital occidental, via les participations croisées (relire Lénine). Selon les critères actuels, il faudrait plutôt parler de nation capitaliste émergente ayant rapidement atteint le stade impérialiste. C’est principalement du fait de la persistance du tsarisme que la Révolution y a eu nécessairement un caractère double.

                          À noter, pour bien comprendre, que l’ouvrier russe est aussi souvent un paysan du mir, et donc souvent avec une activé double, et un fort esprit communautaire. En 1917, le soldat au front est donc aussi souvent ouvrier et paysan du mir… !

                          La société russe à la veille d’Octobre est donc une société assez originale, tant dans son évolution que dans ses structures sociales, et peut difficilement être comparée à ce qui se passe en Occident…

                          La Révolution d’Octobre à mis fin à l’existence du capitalisme financier en Russie. Même avec la NEP il n’a pu y reprendre pied. Avec la fin de la NEP, c’est quasiment la fin de l’économie de marché, sauf pour quelques formes résiduelles. Même avec les écarts de salaires qui restent considérables, l’accumulation reste dérisoire et tout au plus de type petit bourgeois, sans possibilité de valorisation par le cycle productif.

                          Dans ces conditions, il n’est donc pas approprié de parler de capitalisme, tout simplement, même s’il y a beaucoup de critiques à apporter à cette forme de socialisme empirique.

                          Le retour à une logique de marché pour "réguler" le plan (Trotsky), aurait donc bien été une mesure contre-revolutionnaire, en plus d’une absurdité anti-marxiste ( reprenant le concept bourgeois de primauté de la loi du marché sur la loi de la valeur..!)

                          Avancer davantage dans la transition socialiste imposait donc bien d’en revenir aux principes de la CPG. Ce qui était déjà de simple bon sens en 1875 ne l’était pas moins en 1952. En réalité la réflexion que Staline avait tiré de sa pratique empirique avait déjà abouti avant la guerre et devait déboucher sur une initiative pour la rédaction collective du manuel d’économie de l’Académie soviétique. Reportée de plus de 10 ans, donc, et finalement inaboutie dans ce sens ML, sauf, en partie, pour les éditions 1954 et 55, qui conservent quelques traces des travaux préparatoires du 19e Congrès.

                          Aujourd’hui les conditions matérielles, techniques, et de communication, en plus, sont bien meilleures qu’à l’époque, sans même remonter jusqu’à 1875… Veut on tenter à nouveau d’unir le prolétariat sur la base d’un projet de transition socialiste, telle est la question. La démocratie formelle n’a évidemment aucun sens en dehors du contenu politique qu’on lui donne.

                          Aujourd’hui, outre les conditions matérielles, les principes de base de la CPG sont largement accessibles à une grande partie du prolétariat et peuvent se traduirent en revendications claires, sous des formes simplifiées, pour le plus grand nombre.

                          C’est ce type de démarche qui devrait unir les rares communistes "survivants" au delà de leurs diverses origines idéologiques.

                          Luniterre

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                          • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 22 juin 23:08, par Luniterre

                            CORRECTIF :
                            Évidemment, il faut lire "se traduire"…

                            Le post terminé vers 3h du matin sur l’écran du téléphone, après une journée de taf finie à 10 h du soir et commencée à la même heure, le matin…

                            (On n’est pas stakhanoviste pour rien…!)

                            Luniterre

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                          • Je croyais que Lénine définissait l’économie russe 1917 " Quelques îlots de capitalisme dans un océan de petite production " et que des problèmes ridiculement basiques typiques de l’accumulation primitive comme créer un réseau routier et ferroviaire efficace n’étaient pas réglés… Le méchant Trotsky s’est farci d’abord la création + l’organisation+ la victoire de l’armée rouge , ensuite la modernisation et l’extention du réseau ferroviaire . Cela a dû le fatiguer !

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                            • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 24 juin 04:27, par Luniterre

                              Par définition, une nation capitaliste émergente combine différents niveaux de développement, et la petite production y reste longtemps très importante. C’est toujours le cas, aujourd’hui, si l’on pense à l’inde, par exemple. Ça l’était donc encore davantage au début du 20e siècle. Ce constat n’est donc évidemment pas en contradiction avec les analyses que Lénine a développé dans son bouquin sur l’impérialisme, et notamment pas, à propos de la Russie.

                              (Ceci dit, la formule « Quelques îlots de capitalisme dans un océan de petite production » ne semble pas lui appartenir. En avez vous la référence ?)

                              Sinon, question chemin de fer, en 1917, la Russie comptait déjà plus de 80 000 km de voies… (86 000, à l’heure actuelle)

                              Ceci-dit, la guerre civile en avait effectivement détruit 60%…

                              A titre de comparaison, à l’heure actuelle, en 2018, le réseau français en compte 30 000…

                              Enfin, à part détruire et reconstruire les chemins de fer, Trotsky a effectivement joué un rôle positif dans les premières années de la Révolution…

                              Mais le but de la Révolution reste de construire une alternative au capitalisme… Ce n’est pas une histoire de « gentils/méchants »… Plutôt une histoire de choix politiques. La NEP a été une nécessité provisoire, mais à la fin des années 20, elle avait fini de remplir son rôle positif et se retournait contre la Révolution en ranimant toutes les tares du capitalisme. Trotsky a fait, entre autres, le mauvais choix de vouloir la prolonger, et ses critiques économiques du « stalinisme » vont dans ce sens, avec l’idée absurde que le marché régulera le plan.

                              Ce n’est donc pas une critique constructive, dans la mesure où elle n’apporte qu’une « solution » contre-révolutionnaire, en fin de compte.

                              Luniterre

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                              • La Russie n’était pas une nation mais un empire au sens féodal du terme ! Ce qui fait une grosse différence avec l’impérialisme USA - Europe - OTAN qui est le stade suprême du K !
                                Dans " Deux tactiques … " ( 1905 ) Lénine exprime que c’est la révolution démocratique ( donc bourgeoise ) qui est à l’ordre du jour - Le prolétariat doit y participer mais en s’organisant dans une stricte indépendance de classe .
                                Il fait l’hypothèse d’une incapacité de la bourgeoisie à rompre avec l’autocratie . Donc : le parti communiste pourrait prendre la tête de la révolution démocratique qui devient une révolution double : économiquement capitaliste et politiquement prolétarienne … Pour raccourcir cette phase pénible : tout faire pour qu’une révolution purement prolétarienne en Allemagne et dans plusieurs pays d’Europe triomphe et aide la Russie à développer l’industrie et les progrès corollaires sans employer trop les mêmes méthodes que la bourgeoisie …
                                On retrouve cette thèse dans " Marcher séparément / Frapper ensemble " !
                                De cela découle que la thèse stalinienne du "Socialisme dans un seul pays" n’est pas fidèle au projet initial … Et cela explique beaucoup de réalités car le prolétariat n’a pas vraiment combattu contre Eltsine et ses politiques ineptes , ni Poutine et ses dérives . De plus le parti communiste est devenu très réactionnaire ( nationalisme , patriotisme , moralisme … etc . ).

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                                • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 30 juin 08:11, par Luniterre

                                  Je comprends que vous teniez absolument à aller contre l’évidence et la réalité historique, mais il me parait utile, pour les quelques lecteurs qui suivraient éventuellement notre débat, de rappeler que Lénine distinguait absolument le sens de l’impérialisme antique, au sens romain du terme, du sens moderne, au sens de la domination du capital financier.

                                  "La politique coloniale et l’impérialisme existaient déjà avant la phase contemporaine du capitalisme, et même avant le capitalisme. Rome, fondée sur l’esclavage, faisait une politique coloniale et pratiquait l’impérialisme. Mais les raisonnements "d’ordre général" sur l’impérialisme, qui négligent ou relèguent à l’arrière-plan la différence essentielle des formations économiques et sociales, dégénèrent infailliblement en banalités creuses ou en rodomontades, comme la comparaison entre "la Grande Rome et la Grande-Bretagne ". Même la politique coloniale du capitalisme dans les phases antérieures de celui-ci se distingue foncièrement de la politique coloniale du capital financier. "

                                  http://www.marx.be/fr/content/vi-le-partage-du-monde-entre-les-grandes-puissances

                                  Bien évidemment Lénine continuait de lutter pour la révolution mondiale, même après le reflux du début des années 20 en Europe, mais il ne renonçait pas pour autant à la Révolution Socialiste en Russie, tout en étant conscient de ses limites.
                                  Mais même en période plus ascendante des luttes il tenait évidemment compte de l’inégalité du développement capitaliste entre les nations, et il en avait déjà tiré les conclusions essentielles dès 1915 :

                                  "Les Etats-Unis du monde (et non d’Europe) sont la forme politique d’union et de liberté des nations que nous rattachons au socialisme en attendant que la victoire totale du communisme amène la disparition définitive de tout Etat, y compris l’Etat démocratique.

                                  Toutefois, comme mot d’ordre indépendant, celui des Etats-Unis du monde ne serait guère juste, d’abord parce qu’il se confond avec le socialisme ; en second lieu, parce qu’il pourrait conduire à des conclusions erronées sur l’impossibilité de la victoire du socialisme dans un seul pays et sur l’attitude du pays en question envers les autres.

                                  L’inégalité du développement économique et politique est une loi absolue du capitalisme. Il s’ensuit que la victoire du socialisme est possible au début dans un petit nombre de pays capitalistes ou même dans un seul pays capitaliste pris à part.

                                  Le prolétariat victorieux de ce pays, après avoir exproprié les capitalistes et organisé chez lui la production socialiste, se dresserait contre le reste du monde capitaliste en attirant à lui les classes opprimées des autres pays, en les poussant à s’insurger contre les capitalistes, en employant même, en cas de nécessité, la force militaire contre les classes exploiteuses et leurs Etats.

                                  La forme politique de la société où le prolétariat triomphera en renversant la bourgeoisie sera une république démocratique, centralisant de plus en plus les forces du prolétariat d’une nation ou de plusieurs dans la lutte contre les Etats qui ne sont pas encore passés au socialisme.

                                  La suppression des classes est impossible sans la dictature de la classe opprimée, du prolétariat. La libre union des nations sous le socialisme est impossible sans une lutte opiniâtre, plus ou moins longue, des républiques socialistes contre les Etats retardataires.

                                  C’est pour ces raisons et à la suite de nombreuses discussions sur ce point, pendant et après la Conférence des sections du P.O.S.D.R. à l’étranger, que la rédaction de l’Organe central en est venue à considérer comme erroné le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe."

                                  https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1915/08/vil19150823.htm

                                  Il n’y a donc aucun rapport, quant au fond, entre le fait que la Révolution ait du passer par une étape démocratique bourgeoise, assez brève, au demeurant, et le fait qu’elle ait du survivre, dans sa phase socialiste, de façon relativement isolée.

                                  Par contre, à l’issue de la deuxième guerre mondiale, la lutte internationale était effectivement surtout de nature anti-impérialiste et anti-colonialiste. Cela a incontestablement favorisé les dérives révisionnistes de nature sociale-chauvines, comme le maoïsme, par exemple.

                                  En Occident, PCF et PCI étaient déjà, de toutes façons, gangrenés par le révisionnisme et le social-chauvinisme, et avaient même renoncé à combattre réellement l’impérialisme, et surtout pas le leur, en premier ! (Rapport Jdanov, 1947)

                                  Aujourd’hui c’est, en plus, l’ensemble de l’"extrême-gauche", sauf rares exceptions, qui, sous un langage formellement "gauchiste" collabore objectivement, et même souvent, très activement (Rojava), avec l’impérialisme US.

                                  C’est à quoi aboutissent tous les "beaux discours" idéalistes petits-bourgeois sur la "révolution socialiste mondiale"/ou rien, car "pas possible dans un seul pays", etc…

                                  Encore beaucoup plus réac, en réalité et au final, que les dérives de l’URSS, certes critiquables, mais qui n’en continuait pas moins la lutte contre l’impérialisme. Un esprit de résistance qui subsiste en grande partie jusque dans la Russie de Poutine, même si c’est au niveau d’unité populaire dont est capable la bourgeoisie nationale.

                                  Luniterre

                                  En PJ/PDF un petit topo, trouvé sur le net, sur la question historique du socialisme dans un seul pays, qui vaut essentiellement par les importantes citations des classiques sur le sujet :

                                  https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/06/le-socialisme-dans-un-seul-pays-ml-ou-pas.pdf

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                                  Répondre à ce message

                                  • Si vous voulez dire que la noblesse et les marchands riches russes avaient des villas sur la côte d’azur ou des hôtels en Italie , plus des actions dans les industries occidentales , et si vous pensez que cela transforme la Russie de 1917 en pays capitaliste développé "impérialiste" , vous délirez carrément !
                                    Si l’URSS type Staline / Brejnev c’est du socialisme et si vous avez raison : alors je ne suis pas socialiste : non merci ! Il me paraît évident que dans nomenklatura et l’intelligentsia il y avait des équivalents fonctionnels du patronat et que la classe ouvrière était encore plus exploitée et dominée qu’en Europe …

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                                    • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 30 juin 22:25, par Luniterre

                                      Deux approches étranges de votre part :

                                      __Vous tenez à nier le caractère impérialiste de la Russie tsariste, contre l’évidence des études à ce sujet faites par Lénine, qui se serait donc totalement fourvoyé, à vous en croire… On se demande bien comment il a pu être ce leader révolutionnaire que l’on connait, et suffisamment, grâce aux traces historiques qu’il a laissé !

                                      __Il ne s’agit toujours pas de faire une défense inconditionnelle de l’URSS, mais d’en tirer les leçons utile en termes d’expérience constructive. Après la guerre "civile" qui était, en réalité et pour l’essentiel, déjà une agression impérialiste occidentale, la Russie était pratiquement "tabula rasa"… Or non seulement le développement économique soviétique a permis de relever les ruines, mais en plus de corriger les carences essentielles de l’ancien régime dans la plupart des domaines sociaux, santé, éducation, etc..

                                      De plus, il a permis la défaite du nazisme… Un détail…

                                      Et à la suite, une nouvelle reconstruction…

                                      Sinon, historiquement, Staline et Brejnev, ce sont deux périodes bien différentes dans l’histoire de l’URSS et dans la mémoire des russes.

                                      La période Staline reste celle, précisément de la construction et du développement, alors que celle de Brejnev était déjà la période de stagnation, mais où la vie était encore relativement facile et tranquille, grâce à la rente pétrolière…

                                      La chute, cruellement ressentie par les russes, commence réellement avec Gorbatchev, même si les prémisses remontent effectivement au coup d’État khrouchtchevien.

                                      Le pire étant évidemment la période Eltsine, avec la mafia quasiment installée au pouvoir. Une mafia qui s’était constituée, à une échelle moindre, mais de plus en plus prégnante, sous les périodes Khrouchtchev, Brejnev, et qui a contrôlé l’essentiel de l’économie depuis la période Gorbatchev.

                                      La nostalgie, au sens d’une mémoire positive, qu’ont encore les russes pour leur passé soviétique, à l’opposé du "gauchisme" occidental, a donc ses raisons. Personne ne parle de revenir à un système à l’identique, mais tirer des leçons constructives, c’est tout à fait l’opposé de cautionner la haine anticommuniste et antisoviétique de l’Occident, aujourd’hui muée en simple haine anti-russe, sans que cela fasse de différence réelle : le résultat est toujours de cautionner l’agressivité impérialiste et non pas de chercher à construire une alternative réelle.

                                      J’ai évidemment compris que ce n’est pas, de toutes façons, le but de votre propos, qui semble bien s’inscrire dans la dérive actuelle de l’"extrême-gauche", déjà abordée dans le post précédent et dans divers articles sur TML et ici même.

                                      Du reste, vous reconnaissiez vous même, dans un post précédent, que le bordiguisme a cessé d’être un parti vivant. Surtout en France, effectivement !

                                      Il y a, là aussi, une leçon d’histoire à tirer…

                                      Luniterre

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                                    • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 1er juillet 01:04, par do

                                      « Il me paraît évident que dans nomenklatura et l’intelligentsia il y avait des équivalents fonctionnels du patronat et que la classe ouvrière était encore plus exploitée et dominée qu’en Europe … »

                                      Il est vrai que le parti communiste russe servait de bourgeoisie de remplacement. Mais le prolétariat russe était bien moins exploité qu’en Europe :

                                      Bip Bip - 4 octobre 1957 - Spoutnik, exploit soviétique et honte américaine (vidéo 2’21)

                                      http://mai68.org/spip/spip.php?article7433

                                      Extrait de "La grande histoire de la conquête spatiale"

                                      Enregistré sur France 5 le 21 juin 2014 à 23h

                                      On n’arrête pas de nous dire, dans la propagande télévisuelle que les Soviétiques étaient des incapables, que tout ce qu’ils ont fabriqué, ils en ont piqué la technologie aux autres grâce à leurs espions. Mais, là, pour envoyer Spoutnik dans l’espace, ils avaient espionné QUI ? les extra-terrestres ? Ou bien avaient-ils fabriqué une machine à voyager dans le temps pour espionner les Amerloques dans le futur ?

                                      Et c’est pas tout, car le premier être vivant dans l’espace, ce fut la chienne russe Leika. Le premier homme dans l’espace fut le soviétique Youri Gagarine, la première femme dans l’espace fut aussi soviétique, de même que le premier homme qui est sorti de sa fusée dans l’espace ! Etc.

                                      Voici un extrait légèrement adapté de mon journal sur les retraites qui parle de la station Mir :

                                      http://mai68.org/spip/spip.php?article10097

                                      En Russie, il n’y a jamais eu de communisme, seulement du capitalisme d’État. Voir dans les annexes de la théorie du concept "le spectacle de l’effondrement du communisme" :

                                      http://mai68.org/spip/spip.php?article1701

                                      Du point de vue de l’économie et de l’exploitation (dans le sens de la diminution de cette dernière), le faux-communisme à la Russe était tout de même bien mieux que le capitalisme privé, dit "libéral".

                                      Alors qu’en Amérique, par exemple, il y a plusieurs centaines de patrons pour exploiter la population ; en URSS, il n’y en avait qu’un seul dont le plus célèbre est peut-être Staline. Comme chaque patron américain cherche à profiter autant de la population américaine que le seul Staline de la population russe, les salariés américains sont forcément beaucoup plus exploités que ceux de la Russie prétendue "communiste".

                                      Et, du point de vue économique, contrairement à ce que prétendent les mensonges les plus éhontés qui ont cours aujourd’hui, le capitalisme d’État (le pseudo-communisme) a cent fois prouvé sa supériorité sur le capitalisme privé (dit "libéral").

                                      Le fait que toute concurrence ait été supprimée en URSS a permis de supprimer aussi le gaspillage qui va avec. Puisqu’aujourd’hui il est besoin d’expliquer cela au moins un tout petit peu, songez par exemple que si en Amérique cent entreprises concurrentes font des recherches identiques, ce pays devra les financer cent fois tandis que dans la Russie de Staline, il suffisait de les financer une seule fois !

                                      De plus, en URSS, au lieu qu’il y ait concurrence entre les chercheurs, il y avait solidarité. C’est-à-dire qu’en Russie dite "communiste" les chercheurs s’entraidaient alors qu’en Amérique la concurrence les pousse à se tirer dans les pattes.

                                      C’est ainsi qu’un pays au départ complètement sous-développé comme la Russie du début du 20e siècle a pu gagner non pas la course à la Lune, qui n’était qu’un leurre extrêmement cher et inutile, mais bel et bien la course à l’espace.

                                      En effet, Mir était la toute première station spatiale, et elle avait été fabriquée par les soviétiques. Elle faisait la fierté des communistes russes… et la honte des capitalistes américains

                                      Quelques années après qu’ils aient dû abandonner leurs voyages dans la Lune, on a pu se moquer pendant quinze ans des Américains, de leur "supériorité" et de leur haute technologie en soulignant qu’ils avaient changé de rêve : « Les Américains ne vont plus dans la Lune, ils vont dans Mir ! ». !

                                      Car oui, pour la station spatiale, étape indispensable à une éventuelle conquête spatiale dont je n’ai certainement pas dit que je l’approuvais, l’URSS avait tout bonnement quinze ans d’avance sur l’Amérique. C’est bien pour ça que, dès qu’ils en ont eu les moyens, les Américains ont imposé aux Russes la suppression de la preuve de leur défaite philosophique : les aides américaines au maintien du pouvoir d’Eltsine en Russie, puis de son successeur, se sont marchandées notamment à propos de la date de la destruction de Mir !

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                                      • La société de consommation c’est nul ! Mais la société de privation c’est pire !
                                        L’idéologie du travail c’est pénible , le stakhanovisme c’est pire !
                                        Il ne s’agit pas de dire "du mal" de l’URSS qui est passée d’une société féodale précapitaliste à un capitalisme mal développé dirigé par l’état …
                                        Les succès de l’URSS en matière d’industrie militaire et de recherche scientifique sont incontestables, mais pour obtenir ça ils ont surexploité et opprimé la classe ouvrière . Ils n’avait d’ailleurs pas le choix vu l’agressivité des puissances impérialistes qui ont pour le moment gagné la guerre froide .

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                                        • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 1er juillet 12:49, par do

                                          Salut,

                                          C’est tout simplement faux !

                                          Non : les salariés soviétiques n’étaient pas plus exploités qu’en Occident. Il ne pouvaient tout simplement pas simultanément être exploitées à l’usine et faire la queue pour acheter de la vodka !

                                          En réalité, les salariés savaient que la hiérarchie dite "communiste" était plus ou moins une imposture, et les "communistes" savaient que les salariés le savaient.

                                          À partir de là, il y a eu un échange entre les deux : Nous les salariés on bosse pas ou peu, vous l’acceptez, et en échange on prend pas le risque de vous démettre du pouvoir.

                                          Bien à toi,
                                          do
                                          http://mai68.org

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                                      • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 1er juillet 06:47, par Luniterre

                                        « Comme chaque patron américain cherche à profiter autant de la population américaine que le seul Staline de la population russe, les salariés américains sont forcément beaucoup plus exploités que ceux de la Russie prétendue "communiste". »

                                        Assez amusant comme formule…

                                        En réalité, il y avait bien une hiérarchie des salaires assez extensive en URSS, variable selon les époques, mais dont le pic semble avoir été d’environ 40 pour un, alors qu’en Occident, aujourd’hui, cela peut atteindre 1000 pour un…

                                        L’enrichissement et l’accumulation personnelle étaient donc très limités, et d’autant plus qu’il n’y avait pas d’élargissement possible de la « richesse » personnelle accumulée dans le cycle productif, et donc pas de capitalisme, à proprement parler.Tout au plus faudrait-il donc effectivement parler de petite bourgeoisie bureaucratique. Une petite bourgeoisie qui tenait son pouvoir du prolétariat, et dont elle était issue, en grande partie. Une partie d’entre elle tenait réellement à l’idéologie bolchévique de ses origines et entendait en continuer le combat. Rien n’indique que la motivation des Staline, Jdanov, Kirov, Kaganovitch et bien d’autres, même encore après eux, n’ait d’abord été la grandeur et la réussite économique et sociale de l’URSS, et non pas leur intérêt particulier.

                                        Par contre, ce que montre l’étude attentive de l’URSS, c’est que cette « bureaucratie », loin de former un bloc homogène, était elle même stratifiée socialement et politiquement, et traversée de conflits permanents, avec formation progressive d’intérêts sectoriels et locaux contradictoires, aboutissant aux baronnies bureaucratiques locales, développant effectivement des intérêts parasitaires et mafieux qui seront la base économique et sociale de la contre-révolution khrouchtchevienne, ouvrant finalement littéralement la porte, (… du Goulag >>>80% de droits communs), à l’influence de la mafia sur l’économie, se développant encore sous Brejnev, prenant pratiquement le contrôle total sous Gorbatchev, et finalement le pouvoir, sous Eltsine.

                                        https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

                                        Cité en illustration de :

                                        https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

                                        Poutine représentant en quelque sorte, contre l’oligarchie mafieuse, à laquelle il a mis un frein relatif, un retour à l’ordre national bureaucratique bourgeois, mais encore incapable d’accumuler un capital financier suffisant pour se muer en impérialisme, contrairement à ce que prétendent les « gauchistes » français et leurs mentors impérialistes français et US.

                                        Le total cumulé du capital financier russe avoisine à peine celui de l’Espagne au vu des dernières estimations possibles.

                                        Quoi qu’il en soit, même la lutte de la bourgeoisie bureaucratique dégénérée, sous Khrouchtchev et Brejnev, constituait encore l’axe d’un front de résistance contre l’impérialisme et a permis quelques avancées dans les luttes de libération nationales, dont Cuba, entre autres.

                                        Aujourd’hui la Russie de Poutine joue en partie à nouveau ce rôle, et c’est déjà un début de résistance, même si insuffisante, alors qu’il n’y en a plus guère ailleurs, en Europe, et notamment pas, en France !

                                        Luniterre

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                                        • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 1er juillet 18:26, par Luniterre

                                          "En réalité, les salariés savaient que la hiérarchie dite "communiste" était plus ou moins une imposture, et les "communistes" savaient que les salariés le savaient.

                                          À partir de là, il y a eu un échange entre les deux : Nous les salariés on bosse pas ou peu, vous l’acceptez, et en échange on prend pas le risque de vous démettre du pouvoir."

                                          En ce qui concerne notamment la période Brejnev, cela reflète effectivement une bonne partie de la réalité… Couplé avec les avantages matériels tirés de la rente pétrolière, qui, relativement, profitaient également à toute la population, cela a laissé le souvenir d’une période assez tranquille dans la mémoire des russes, un peu comme nos "trente glorieuses", en France, même s’ils avaient conscience de la stagnation réelle de cette période, encore aujourd’hui littéralement dénommée comme telle.

                                          La mémoire qu’ont les russes de leur passé soviétique (…et post-) est multiforme, même si parfois composite entre les périodes, contrairement à l’image forgée par le système en Occident, qui est pratiquement univoque, de droite à gauche, avec seulement des nuances formelles qui ne reflètent encore que d’autres préjugés "politiques" occidentaux.

                                          Ce qui y rend les débats sur le sujet assez stériles, la plupart du temps, préjugés contre préjugés, et tous forgés sur la même base voulue par le système pour se garantir contre un éventuel retour de flamme néo-bolchévique. Dans ce processus la plupart des sectes gauchistes et gauchisantes sont en réalité d’un grand secours pour le système, et de plus en plus, semble-t-il. La Kollaboration est de plus en plus éhontée et directe, comme autour du prétendu "Rojava"…!

                                          Luniterre

                                          **************
                                          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/23/les-lecons-dafrin-pour-en-finir-avec-le-mcdo-marxisme/

                                          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/27/le-big-mic-mac-stade-supreme-du-mcdo-marxisme/

                                          ***********************************

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  • Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 17 juin 16:39, par Jean Cendent

    -Délocaliser les JO dans la vallée de la Charente-

    Non, non et non !
    Rien que les urines des supers champions sous mégalos stéroïdes peuvent rende stérile toute forme de vie aquatique dans la Charente.

    Voir les charentais jeunes ou vieux se droguer par injection au sang
    de veau dans les rues de nos campagnes, les aiguilles plein les bras pour pisser plus loin que leurs champions, quelle horreur.
    Eux qui sont seulement habitués au cannabis trempé à la gnôle .

    En plus les arènes à compétitions nationalistes sont aussi grandiloquentes que moches et d’après Adolphe de Coubertin de la butte de Cognac à Royan, cela coûte un max aux populations locales et rapporte que dalle.

    Bref, trêve de mauvais humour, comme l’écrit Do :
    Le sport n’est rien de plus qu’un système d’intégration à la société capitaliste, où la compétition est reine.

    ( pour ma part je dirais, de soumission à la société capitaliste ou tout régime autoritaire, hiérarchique, à mettre en parallèle avec le travail subi. )

    Travail, court et ferme-la !

    http://mai68.org/spip2/spip.php?art…
    http://mai68.org/spip2/spip.php?art…
    http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

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    • Je vois que la vallée des la Charente était une mauvaise idée / Alors je change et propose de délocaliser les JO sur le plateau de Millevaches / Je sens que je vais encore me faire enguirlander par les sauveurs de prairies et de planète ; alors je vais me contenter de " partout sauf " où il y a déjà trop de monde et trop d’équipements et où il serait plus judicieux de détruire que de construire .

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