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Vous connaissez Greta, mais connaissez-vous cette meuf ?

mercredi 15 janvier 2020, par Dominique (Date de rédaction antérieure : 15 janvier 2020).

https://youtu.be/oxtiN-CTWAo

Severn Suzuki à RIO en 1992 au sommet de la terre

Du 3 au 14 juin 1992, un Sommet de la Terre organisé par l’ONU a lieu à Rio de Janeiro. Il réunit de grands représentants de gouvernements mondiaux et plus de 1500 ONG pour répondre aux problèmes environnementaux. Il reste aujourd’hui le plus grand rassemblement de dirigeants mondiaux et est considéré comme une réussite. En effet, ce sommet a donné un coup d’envoi à un programme ambitieux de lutte contre les changements climatiques, notamment la ratification de protocoles contraignants comme celui de Kyoto. Severn Suzuki a alors 12 ans et a réuni les fonds nécessaires avec sa classe et son organisation (ECO — Environmental Children’s Organization) pour faire le voyage jusque Rio de Janeiro et espérer pouvoir prendre la parole devant les représentants. Le dernier jour du sommet, alors qu’elle comptait partir, on lui accorde un temps de parole à la conférence. Ce sera la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une enfant s’adresse aux grands responsables du monde.


Severn est une activiste et écrivaine qui a parlé de justice sociale et d’environement depuis qu’elle est une enfant. À l’âge de 9 ans, elle a fondé avec un groupe de potes l’Environmental Children’s Organization (ECO), laquelle se consacre à partager et enseigner aux autres les questions environnementales.

Matroska Video - 16.3 Mo
Discours de Severn à Rio en 1992
Pour télécharger la vidéo au format MKV sans sous-titres faire un clic droit ici

En 1992, avec l’ECO, Severn Suzuki s’est rendue au Sommet de la Terre de Rio, où à l’âge de 12 ans, elle a délivré un message puissant qui avait obtenu une audience mondiale. Pour cette action, elle a reçu l’année suivante la récompense global 500 du programme de l’ONU pour l’environnement à Beijing. Depuis, Severn s’est investie dans la Earth Charter Commission de l’ONU et dans le Comité de conseils spéciaux de Kofi Annan’s lors du sommet mondial de 2002 sur le développement durable à Johannesburg. Elle a aussi cofondé le Skyfish Project, un centre de réflexion basé sur Internet qui encourage les jeunes à parler de leur futur et à adopter un mode de vie durable. En 2000, elle et ses potes ont réalisé Powershift — une campagne cycliste à travers le Canada afin de sensibiliser l’opinion sur les changements climatiques et la pollution de l’air.

Severn a obtenu un baccalauréat en écologie scientifique et biologie moléculaire de l’université de Yale ainsi qu’un diplôme de maîtrise en ethnoécologie de l’université de Victoria en Colombie Britannique, où elle a étudié avec les anciens de Kwakwaka’wakw (une tribu d’indiens proche de Vancouver) sur la côte du Pacifique Nord. Elle a réalisé plusieurs tournées au Japon avec le club Namakemono et elle a publié plusieurs ouvrages comme "Tell the World" (1993), "The Day You Will Change the World" (2003), et — comme éditrice — "Notes from Canada’s Young Activists" (2007). Comme une jeune, Severn a coorganisé les séries télé pour les jeunes "Suzuki’s NatureQuest".

À l’heure actuelle (avril 2019), Severn vit dans l’archipel de la côte ouest du Pacifique de Haida Gwaii avec son mari et leur petit garçon. Elle y étudie le langage Haida et organise "APTN’s Samaqan — Water Stories" — une série sur les nations premières et les problèmes de l’eau qui entre dans sa troisième saison. Elle est membre de la Fondation David Suzuki et de la Haida Gwaii Higher Education Society, commissaire de la Girls Action Foundation, et une oratrice mondialement connue sur la durabilité des sociétés. Elle espère pouvoir continuer ses recherches scientifiques et traditionnelles et à se dédier à utiliser sa voix pour aider à promouvoir une culture diversifiée, durable et joyeuse.

Note perso : Ce discours de 1992 à la conférence sur l’environnement et le développement de Rio est bien plus incisif et réaliste que celui de mouvements comme les jeunes grévistes du climat ou XR. En résumé, elle constate que "Vous ne pouvez pas plus que moi ressusciter les espèces disparues,… vous devez donc cesser de les exterminer… et cesser toutes ces guerres."

Quand l’on voit que depuis lors, le problème a empiré car les économistes de tous bords, capitalistes et marxistes confondus, continuent à considérer que la nature est une variable externe. Autrement dit, ils considèrent que la nature doit s’adapter à l’industrialisation, ce qui est impossible. C’est impossible car la nature est, pour le meilleur comme pour le pire, notre seule source de vie, ce qui implique que c’est elle qui nous fixe les limites ultimes que nous ne devons pas dépassés.

Considérer la nature comme une variable externe qui doit se plier à l’industrialisation est donc de l’hypocrisie totale, du suprématisme à l’état pur, bref de la psychopathologie. Or, quelqu’un de normalement intelligent ne perd pas son temps à discuter avec un psychopathe, il le stoppe !

16 Messages de forum

  • Qu’est-ce que la nature, sinon l’ensemble de l’univers ???

    …incluant donc, logiquement, l’humanité !

    En effet, sinon, comment définir où commence et où finit la nature ???

    L’humain n’est donc qu’un produit de la nature parmi tant d’autres, c’est à dire un produit de son évolution.

    Comme toutes autres espèces, il a donc une origine, et une fin possible, comme bien d’autres espèces avant lui.

    …Une fin probable et même relativement proche, selon certains, à l’échelle des temps qu’il lui a fallu pour arriver jusqu’à son état présent.

    Comme toutes les autres espèces, l’humain modifie considérablement le milieu qu’il habite.

    Que ces modifications entraînent la perte d’autres espèces, ce n’est pas non plus une caractéristique particulière de l’humanité.

    C’est le principe même de la sélectivité, qui fait évoluer les espèces, les unes succédant aux autres.

    Qu’une espèce disparaisse en exerçant une pression trop forte sur son propre milieux, ce ne serait pas non plus forcément une nouveauté, sinon par l’ampleur du phénomène.

    D’autres formes de vie se développeront, en fonction de l’évolution du milieu, et agiront sur lui à leur tour.

    Même sans l’humain, les conditions de la vie sur terre évoluent depuis l’apparition même de la vie, et avec l’évolution cosmique, la durée de vie de la planète elle-même est de toute façon limitée, même si c’est dans un avenir qui nous semble lointain.

    Dans le cadre de son évolution, le Soleil deviendra une géante rouge dans plus de 5 milliards d’années. Les modèles prédisent qu’il gonflera jusqu’à atteindre environ 250 fois son rayon actuel33,40.

    Le destin de la Terre est moins clair. En tant que géante rouge, le Soleil va perdre environ 30 % de sa masse, donc sans prendre en compte les effets de marée, la Terre se déplacerait sur une orbite à 1,7 ua (254 316 600 km) du Soleil lorsque celui-ci atteindra sa taille maximale. La planète ne devrait donc pas être engloutie par les couches externes du Soleil même si l’atmosphère restante finira par être « soufflée » dans l’espace, et la croûte terrestre finira par fondre pour se transformer en un océan de lave, lorsque la luminosité solaire atteindra environ 5 000 fois son niveau actuel33. Cependant, une simulation de 2008 indique que l’orbite terrestre va se modifier du fait des effets de marées et poussera la Terre à entrer dans l’atmosphère du Soleil où elle sera absorbée et vaporisée."

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Terre…

    Et donc, si l’humanité entend réellement survivre, elle devra inévitablement acquérir la capacité de se séparer de son milieu d’origine et de voyager durablement dans le cosmos.


    "Après il faut savoir ce qu’on se veut."
    _ Dominique

    https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/wp-admin/edit-comments.php

    Luniterre

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    • Vous connaissez Greta, mais connaissez-vous cette meuf ? 16 janvier 00:46, par Sous-prolétaire/ ni dieu ni maître

      C’est le principe même de la sélectivité, qui fait évoluer les espèces, les unes succédant aux autres.

      Oui ! mais sur combien de milliers, de millions, d’années ?

      Et pourquoi pas, la loi de la jungle tellement prisée des tenants du régime capitalisme pour justifier leur économique destructrice, aliénant aussi bien l’humanité que le vivant "la nature".

      Les premiers à monter et les seuls à bords des vaisseaux spatiaux seront des connards avides de pouvoir, des psychopathes de la religion financière comme les conquérants des Amériques.

      Allô ! Houston of Baïkonour… ici le NASDAQ Entreprise… ça merde grave…BOOM…bien fait !!! Tant mieux et bon débarras…

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  • L’uniterre, je me fiche de ce qui se passera dans des millions d’années. Par contre j’aimerais bien que mes enfants aient un futur possible, ce qui vu la guerre contre le vivant que la société industrielle globalisée est en train de mener avec succès est très mal parti. Croire que notre mode de vie au suprématisme industriel, guerrier et mortifère puisse continuer à ignorer que la nature ne peut pas s’adapter à lui relève au mieux du déni absolu de la réalité concrète d’aujourd’hui et de son historique, et au pire du suprématisme systémique qui lui sert de théologie.

    Le vivant se fiche pas bien mal de savoir si le bulldozer qui le détruit est conduit par un ouvrier capitaliste ou anarcho-syndicaliste et si le connard qui lui tire une balle dans la tête est un milicien privé ou un soldat d’un régime écosocialiste, macroniste ou sioniste.

    Vive la résistance !
    Vive le vivant, notre seul allié !

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    • Dans certains romans de SF la Terre est un jardin où les humains, dispersés dans l’espace, viennent de temps autre se ressourcer, en quelque sorte…!

      Dans d’autres, la Terre est simplement une poubelle désertée…

      C’est peut-être là que se situe le choix de notre avenir, même si résumé de façon plus que schématique…

      En tous cas, en revenir au Moyen-Âge ou même au XVIIe siècle, même en versions "améliorées" ne constitue en rien une solution, et encore moins, un avenir désirable.

      …Et mobilisateur !

      Luniterre

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    • Dominique, pourquoi soudain j’ai l’impression que c’est toi qui a peur de la mort. En aurais-tu peur au point d’oublier la lutte des classes ?

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      • J’espère vivre assez longtemps pour pouvoir vivre assez longtemps pour voir au moins le début de l’effondrement de la société industrielle de consommation, d’exploitation et de destruction de masse. Ce ne sera pas une consolation, seulement une justice méritée pour un mode de vie qui n’est pas capable de respecter les limites que lui fixe la nature, sa seule source de vie.

        Et non, je n’oublie pas la lutte des classes. J’essaie simplement de la mettre dans son contexte d’aujourd’hui, autant factuel que scientifique. Les ethnologues et les anthropologues nous apprennent que notre rapport avec la nature est ce qui conditionne notre façon de voir les choses, laquelle conditionne à son tour tous les autres rapport humain. Le rapport avec la nature d’une société est donc la base de toute son ontologie.

        Cela implique que pratiquement, résoudre le problème écologique est la mère de toutes les batailles, que nous ne pourrons jamais résoudre le problème social sans résoudre en simultané le problème écologique. Une autre façon de l’appréhender est de comprendre que le capitalisme n’est qu’un outil, c’est l’outil économique de la civilisation industrielle. Donc considérer que le capitalisme est un ennemi revient à tomber dans le piège du fétichisme des moyens car le véritable ennemi est celui qui manie l’outil, dans ce cas la société industrielle.

        Les faits le montre aussi. Dés Gilgamesh, ce tyran de Mésopotamie, la nature a été massacrée pour pouvoir construire des villes et une forme de société de marché. Donc dés la première civilisation, nous sommes en présence d’une société de consommation, d’exploitation et de destruction de masse. Les hébreux n’ont donc rien inventé quand leur dieu, en page 2 de la bible, révèle à l’homme son ordre de mission : "Tu domineras la terre et toutes ses créatures." Nous en sommes toujours là aujourd’hui et même pire, cette théologie suprématiste universelle qui décrit en une sentence autant notre rapport avec la nature que les rapports avec les humains et les non humains a été globalisée de force lors des colonisations puis industrialisée aussi de force.

        Un fait têtu est que comme la nature de la Terre est notre seule source, c’est elle qui fixe les limites ultimes que nous ne pouvons pas dépasser. L’Uniterre peut parler de fusées de science-fiction, tout ce qu’aujourd’hui la civilisation industrielle à réussit à faire (fait têtu !) fut d’envoyer quelques connards planter un drapeau sur la Lune, et cela, comme tout le reste de ce que réalise cette civilisation industrielle, à contribué à massacrer le vivant de la Terre. Donc ses fusées réservées à une élite militaro-industrielle bien choisie, il peut se les planter dans le fion.

        Après je sais bien que ce que je dis n’est pas mobilisateur pour des collabos de cette société qui ne pensent qu’à y faire leur trou en restant dans le déni. D’une part je ne cherche pas à être élu ni à faire partie de quelque avant-garde éclairée que ce soit - la folie des grandeurs, stop ! D’autre part l’histoire nous montre que les résistants aux nazis n’ont pas demandé la permission. Je m’en tient aux faits et j’en tire les conclusions qui s’imposent. La réalité d’aujourd’hui et qu’en continuant avec la catastrophe industrielle et son scientisme suprématiste car incapable de respecter les limites fixées par la nature, les collabos de ce système sont en train de creuser la tombe de l’ensemble du vivant de cette planète, notre seule source de vie. Le reste est de la science-fiction est n’a donc rien à voir avec une démarche rationnelle.

        Les super-riches l’ont bien compris et comme ils ne vivent pas dans un monde de science fiction, ce ne sont pas des fusées qu’ils se font construire mais des bunkers dans lesquels il est possible de vivre en autarcie complète pendant des décennies, voir des siècles pour les plus riches.

        Vive la résistance, notre seule alternative rationnelle !
        Vive la vie et le vivant, nos seuls alliés !

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  • Severn Cullis-Suzuki
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sever…

    Et si son papa était maçon dans un bled ou chante le coq et sa maman, mère au foyer / ouvrière à la chaîne en usine , est-ce que…
    Arrête, un peu !
    Sale type sans-cœur !
    Mon cœur, on me l’a arrrr..
    Ta gueule !

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    • Cela ne m’intéresse pas de faire le procès de qui que ce soit parce qu’elle est ceci ou n’est pas cela. Autrement dit, laissons le délit de sale gueule aux keufs. Par contre ce que dit Severn dans ce discours est intéressant car elle parle au nom de tous ces sans-voix qui, parce qu’ils montrent clairement que notre société est mortifère et guerrière et qu’en raison même de son suprématisme et de toutes ses guerres, courre à sa perte, n’ont jamais droit à la parole.

      Manifester ou faire grève pour défendre son salaire ou sa retraite, c’est nécessaire, mais cela ne suffirait jamais à remettre le système en question. C’est comme dans la chanson d’Higelin, juste le minimum. L’histoire nous montre que le suprématisme actuel est aussi vieux que notre notion de civilisation et que tout au long de l’histoire, les civilisations se sont succédées et que chacune d’elles fut pire que la précédente dans sa capacité à exploiter aussi bien l’homme que le reste du vivant. Les différentes révolutions n’ont rien changé car ce suprématisme systémique n’a jamais été remis en question par ces révolutions.

      Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où ce suprématisme est globalisé et industriel. Le résultat est que les guerres font des millions de morts et que 60% du vivant est exterminé pour toujours. Nous sommes donc en présence d’une double guerre, d’abord une guerre qui décime l’humanité, mais aussi une guerre qui extermine le vivant, et avec au moins 60% du vivant déjà exterminé et le rythme de cette solution finale qui accélère avec chaque nouvelle technologie industrielle, nous pouvons affirmer avec certitude que la société industrielle est en passe de gagner sa guerre d’extermination du vivant.

      Donc oui, lutter que pour défendre son salaire et sa retraite, même si c’est important et même existentiel pour de plus en plus de gens, est totalement insuffisant, ceci car si nous laissons faire la civilisation industrielle, il n’y aura bientôt plus rien ni plus personne à défendre. L’avenir que nous propose la civilisation industrielle dopée au scientisme suprématiste est peu mobilisateur car il s’agit d’une extinction généralisée du vivant.

      Noter aussi que je ne suis pas en train de demander de suivre des mouvements comme la grève du climat ou XR. Ces mouvements sont beaucoup trop naïfs dans la mesure où ils n’échappent pas au scientisme ambiant. Je suis en train de demander d’entrer en résistance contre la société industrielle et son suprématisme pseudo-religieux dont nous connaissons l’issue : l’extinction.

      Bloquer les ports et les raffineries peut permettre à court terme de faire que le régime Macron va abandonner sa réforme des retraites. Cela sera une excellente chose mais ne changera rien au problème existentiel et vital qui arrive en courant : l’extermination du vivant par notre mode de vie. Il est donc vital et existentiel de développer une véritable culture de résistance dont la perspective soit d’arrêter le massacre en cours.

      Pour que cela ait un sens, pour que ce ne soit pas un harakiri, il faut des alternatives à la société actuelle. Pour qu’elle soit viables et durables, il faut que ces alternatives soit basées sur le local. Il est donc capital de soutenir et développer les ZADs et toute autre alternative durables à la société actuelle. Cela ne va pas se faire du jour au lendemain mais une chose est sure : comme la société industrielle de domination, d’exploitation et de consommation de masse vas continuer sa solution finale par extermination du vivant, elle ne sait rien faire d’autre, plus vite un tel mouvement de résistance se développera et engrangera des succès, plus il y aura de chances que cette civilisation au suprématisme industriel laisse des survivants humains et non humains après sa disparition.

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      • Dans le cas présent, laissons le délit de "bonne gueule" aux keufs.

        On n’arrive pas comme tu le sais dans une société mortifère et guerrière sur une estrade aussi bien éclairé par pur hasard, d’où certainement l’emploi d’enfants, des jeunes filles (image d’une nature vierge ?) pour faire pleurer dans les chaumières, donc ça c’est du bizness.

        Mais effectivement le discours est intéressant, sans aucun doute.

        Tout ce que tu écris sur l’interconnexion (ou la déconnexion ? comme tu veux) entre la civilisation industrielle / le vivant / l’humanité / est juste, après les directions que prennent les sciences et les techniques sont à l’image de notre régime faussement démocratique ou le pouvoir, l’argent, le travail aliénant, aboutissent à une civilisation principalement hégémonique et capitaliste.

        Mais toi comme moi nous profitons de l’électricité est-ce un bien
        ou un mal ? à l’humanité entière de décider, vu la grandeur du problème soulevé mais il faut qu’elle en ait les moyens sans aucun appareil coercitif pour la contraindre dans son jugement.
        C’est pas gagné…trop long…ou que sais-je…Mais qui peut décider du rapport, humanité / nature à part l’humanité dans son entièreté car le civilisation en question (la civilisation du vol) à atteinte toute la planète.
        Alors, oui à la résistance, le local, etc. Ensuite cette résistance, il faut la matérialiser, pour moi c’est le système politique nommé anarchie (que tu connais). http://www.socialisme-libertaire.fr…
        S’il existe des peuples qui ne sont pas touchés par la civilisation du vol alors « tout va bien » et ils décident librement de leur avenir suivant leur mode vie, leur propre civilisation.

        Un dernier truc, certes bénin mais pas sans importance pourtant, les
        sans-voix (et j’en suis) n’ont pas besoin de « porte-voix », il faut qu’ils prennent eux-mêmes et directement, la liberté de parole.

        L’émancipation de genre humain sera créatif ou il ne sera pas.

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        • Jean, je suis d’accord avec toi, entre autre sur l’anarchie qui ne peut être comprise qu’en l’envisageant comme régime politique : c’est le seul régime politique qui, même si nous ne sommes pas parfait, donne le pouvoir à toutes et à tous.

          Par contre la possibilité actuelle de choix des gens, moi compris, est très limitée. Le système est globalisé, de plus il est tellement aliénant que même moi dans mon squat avec ma guitare et mes chansons, je suis bien content de savoir à peu près jouer et que des gens me mettent de la tune dans le chapeau. Non seulement cette tune me motive et me permet de continuer, mais en plus avec cette tune, je fais comme tout le monde, je consomme. Je suis simplement un peu moins stressé que la plupart des gens, ce qui n’est pas rien car ça fait vraiment du bien à la tête et permet de prendre un peu de recul.

          Nous savons que la lutte politique dans le cadre imposé par la société est stérile. Au mieux, nous pouvons obtenir quelques victoires passagères. Nous savons aussi que la seule issue avec la société industrielle est l’extinction de la vie sur terre et que donc nous n’avons pas le choix que de réagir.

          La première erreur fut l’agriculture. Avant l’agriculture, il y avait une nature façonnée par toutes les espèces qui la forme. Les ruminants mangeaient l’herbe. Cela permettait à l’herbe de croître encore et encore (autrement l’herbe épuise le sol qui se régénère avec l’urine et les sels des ruminants). Les carnivores mangeaient une partie des ruminants ce qui faisait qu’il n’y avait pas trop de ruminants. Quand à l’homme, il avait une nourriture très diversifiée qui le mettait à l’abri de maladies comme les caries ou le diabète. Un peu d’agriculture vivrière ne perturbe pas trop ce schéma mais dés que l’on passe à une agriculture intensive, nous perturbons tout cet équilibre entre les espèces pour n’en nourrir qu’une seule.

          Civilisation et agriculture sont nés ensemble. Avec sa globalisation puis son industrialisation, l’agriculture industrielle est un problème au moins aussi grave que le réchauffement climatique. De plus l’agriculture intensive a permis de développer tout le reste de ce qui forme une civilisation pour aboutir à la civilisation industrielle mortifère d’aujourd’hui.

          Certains véganes veulent séparer dans la nature les herbivores de carnassiers. Cela ne fonctionnerait pas car les ruminants transformeraient leur sol en désert et crèveraient de faim, tandis que les carnassiers qui ne mangent de l’herbe que pour se purger et qui comme l’homme sont incapables de digérer la cellulose, finiraient anthropophages et crèveraient tandis que même leur sol se transformerait en désert sans l’action des ruminants. Donc au lieu de lutter contre l’exploitation animale, une lutte qui s’est de toute façon déjà faite récupérée par l’industrie capitaliste, il faut lutter contre l’agriculture industrielle sous toutes ses formes, ce qui revient à changer notre rapport avec la nature et notre concept de civilisation.

          Nous savons aussi que ces changements n’adviendront que si nous forçons la société à changer. Comme la lutte politique dans son cadre imposé est incapable de nous permettre de provoquer un tel changement de paradigme au sein de la société, je ne vois que la résistance comme alternative. Résistance ne veut pas dire pour moi de jeter le bébé avec l’eau du bain en ce qui concerne les luttes politiques. Je suis pour leur intégration dans un mouvement global de résistance car c’est ce qui permettrait de rassembler le plus de gens rapidement, permettrait de les préparer et de les organiser pour l’après civilisation industrielle et donnerait un appui solide aux mouvements undergrounds.

          Les autres alternatives sont plus pessimistes car plus le désastre industriel perdure, plus sa chute provoquée ou non fera de victimes, plus il aura fait de dégâts irréparables à la nature et plus l’après civilisation sera difficile pour les survivants.

          Un livre très intéressant pour quiconque s’intéresse à son alimentation et à comment elle est produite est celui de Lierre Keith http://www.lierrekeith.com/
          The Vegetarian Myth : Food, Justice and Sustainability http://www.lierrekeith.com/book-ex_…

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          • Bonjour, Dominique

            Étant globalement d’accord avec toi,
            je te remercie pour cette réponse très fournie.

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          • "Après il faut savoir ce qu’on se veut" (Dominique) >>>"La première erreur fut l’agriculture. Avant l’agriculture, il y avait une nature façonnée par toutes les espèces qui la forme. Les ruminants mangeaient l’herbe. Cela permettait à l’herbe de croître encore et encore (autrement l’herbe épuise le sol qui se régénère avec l’urine et les sels des ruminants). Les carnivores mangeaient une partie des ruminants ce qui faisait qu’il n’y avait pas trop de ruminants. Quand à l’homme, il avait une nourriture très diversifiée qui le mettait à l’abri de maladies comme les caries ou le diabète. Un peu d’agriculture vivrière ne perturbe pas trop ce schéma mais dés que l’on passe à une agriculture intensive, nous perturbons tout cet équilibre entre les espèces pour n’en nourrir qu’une seule.

            Civilisation et agriculture sont nés ensemble."

            "L’agriculture vivrière (Wikipédia) est une agriculture essentiellement tournée vers l’autoconsommation et l’économie de subsistance. La production n’est destinée ni à l’industrie agroalimentaire ni à l’exportation. Elle est en grande partie auto-consommée par les paysans et la population locale."

            En réalité, sans élevage et avec une agriculture de subsistance locale, ce n’est pas un retour au XVIIe siècle, ni même au Moyen-Âge, et pas même non plus au Néolithique…>>> " L’élevage semble s’être beaucoup développé au Néolithique (dont en Europe et en France, dans le nord du pays par exemple ), mais il semble longtemps coexister avec la chasse " (Wikipédia)

            Même si Wikipédia n’est aucunement "parole d’Évangile", il permet néanmoins de rappeler utilement les rapports de proportions, ici, concernant ces notions de base évidentes, et donc de montrer enfin et au grand jour la nature obscurantiste de ce genre de discours pseudo-"révolutionnaire" et les motivations réelle de la pseudo-"résistance" qu’ils prétendent soutenir >>> il s’agit donc bien d’une impasse contre-révolutionnaire, en fin de compte, et donc d’une impasse de plus proposée aux luttes actuelles, qui n’en manquent déjà pas, avec les impasses réformistes et corporatistes entretenues par tous les syndicats, et y compris par les dirigeants et les principaux bureaucrates cégétistes.

            Reste donc à rouvrir la seule véritable perspective révolutionnaire anticapitaliste >>> celle qui permet aux travailleurs de se réapproprier entièrement le produit de leur travail et donc de le gérer en fonction des besoins sociaux de la collectivité !

            Et donc aussi de réorganiser leur travail en vue de répondre réellement à ces besoins, et non aux nécessités du capital.

            Luniterre

            https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

            https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

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  • Pour développer un mouvement de résistance capable de faire la différence et de proposer des alternatives à la société actuelle, le seul mouvement que je connaisse qui ait une stratégie à proposer est DGR Deep Green Resistance : https://deepgreenresistance.org/fr/…

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