« Sous le roi Salman, on passe de l’Etat à la nation. Il centralise ce grand pays anarchique autour de Riyad et “déwahhabise” pour bâtir la nation, car le salafisme est antinational », estime l’historien et diplomate Louis Blin, ancien consul de France à Djedda.
Cette mise à distance du wahhabisme est au cœur de Vision 2030, le plan de modernisation élaboré par son fils, l’homme fort du royaume. L’abolition de la police religieuse, l’émancipation des femmes, l’ouverture du pays aux divertissements et au tourisme et la réappropriation de l’héritage préislamique sont la face visible de cette transformation, destinée à extraire la société des griffes de cette doctrine islamique ultrarigoriste.
Une ONG israélienne note un effort pour remplacer la référence à « l’ennemi sioniste » par « l’armée d’occupation israélienne ».
Les chiites et les athées restent en revanche dépeints de façon péjorative.















































