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Peut-on se fier à Mélenchon ?

dimanche 8 mai 2022, par Jean-Pierre Garnier (Date de rédaction antérieure : 8 mai 2022).

Mélenchon, plus faux-jeton que jamais !

Dans l’émission « Elysée 2022 » du jeudi 10 février 2022 sur France 2, quelques heures après que les armées russe et biélorusse aient entamé de grandes manœuvres en Biélorussie aux portes de l‘Ukraine, on avait demandé à Mélenchon, si dans la crise en Ukraine, l’agresseur était la Russie ou l’Otan. « L’Otan, sans aucun doute », avait répondu abruptement le Führer de la France Insoumise. Les Etats-Unis d’Amérique ont décidé d’annexer dans l’Otan l’Ukraine, et la Russie se sent humiliée, menacée, agressée", avait-il précisé peu après 45 minutes et 30 secondes :

Source : https://www.francetvinfo.fr/replay-…

Dans un entretien avec La Croix du 23 mars 2022, changement de cap non mois abrupt. Le champion du « non alignement » a enfilé le treillis de l‘euro-atlantisme :« la responsabilité de la guerre repose sur les épaules de M. Poutine. Ce n’est pas l’Otan qui a violé la frontière avec ses chars. Pour le non-aligné que je suis, il n’y a pas d’autre coupable que Vladimir Poutine. » :

https://www.la-croix.com/Monde/Euro…

Avant même le premier tour de la présidentielle, Baudruchon avait donc montré qu’il avait gardé la forme dans l’art où il est passé maître et qui lui a si bien réussi pour sa carrière de parasitaire politicien : le retournement de veste. Cela promet s’il devient Premier Ministre.

9 Messages de forum

  • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 09:45, par viriato

    Alors, que est-ce qu’on fait ?

    On vote Le Pen ? Macron ? On s’abstient, c’est à dire on appui Macron et la bourgeoisie quiu craint les effets d’un vote massif Union Populaire ? Voilà les vrais enjeux, pas le souhaits, les plans sur la comète, les illusions, les rêves, les constructions abstraites hors du sol.

    Car toute la science gauchiste consiste à se mettre sur le trottoir et faire des commentaires simplons sans nuances, sans médiations, faciles et par là bêtes à en mourir.

    La grande nouveauté que l’on ne peut pas faire complètement confiance à un tribun socialdémocrate !

    "Complètement" car ne pas faire confiance, n’a pas de sens. Si on ne fait pas relative confiance aux uns, on fait confiance, directe ou indirectement, aux autres. On l’a vu avec le vote degueuelasse Le Pen.

    Que faire donc ? Se la jouer "on ne me la fait pas à moi et je retourne dans mon lit" ou, dans les conditions de la lutte politique telle quelle est, trouver une tactique pour faire avancer le programme communiste.

    Tout la question est là. Mais s’en est trop pour la flemardise des gauchistes qui justifient leur inactivité par des phrases archi connues, vieilles d’un siècle et plus.

    Ce n’est pas trop grave, de ceux-la, il en aura toujours et ils diront toujours la même chose.

    L’élan d’enthousiasme provoqué par les 22% de l’Union Populaire ? Cela les fait chier car encore une fois, cela les montre qu’ils se sont trompés sur toute la ligne et qu’ils n’ont pour toute raison et science, à part leur frustration permanente, des généralités abstraites à offrir mais que personne prends.

    Les travailleurs immigrés et locaux, la jeunesse voteront massivement contre Macron pour les législatives, les plans de la bourgeoisie de liquider ce qui restait de gauche a réçu un coup, un triomphe même partiel, avec tous les défaut qui lui prêtent les gauchistes, et il y en a, peut être un levier direct ou indirect pour la lutte des travailleurs.

    Tout cela, l’individualiste bourgeois qui se prend pour gauchiste, n’en a rien à cirer. Il deverse son amertume de "ne pas être écouté" contre le mouvement réel de la classe, pointe ses défauts et retourne se coucher tant dans son lit qu’objectivement devant Macron et Le Pen.

    La preuve ? Il fait campagne et vote pour la Le Pen ! Comme il est tout seul et loin des masses, il peut cacher sa honte sous ses draps.

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    • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 14:31, par do

      Salut Viriato,

      « Alors qu’est-ce qu’on fait ? »

      C’est tout simple :

      On vote à "gauche" ou à l’extrême gauche au premier tour. on vote pour le candidat de "gauche" le mieux placé au second tour. Si Mélenchon devient premier ministre, on ne se fait surtout aucune illusion, même si au début il se comporte comme un homme de gauche. On prend ça pour un signal : on fait immédiatement la grève générale comme en 1936 :

      http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

      Il y en a qui préfèreront s’abstenir. En 1981, je savais qui était Mitterrand et je n’avais pas participé au vote. Ce sera un signal d’autant plus fort si Mélenchon devient premier ministre avec tout de même un très fort taux d’abstention.

      BIen à toi,
      do
      http://mai68.org

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      • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 14:44, par bebert

        Attention : Marine Le Pen a trouvé un argument très fort contre Mélenchon : « Mélenchon a fait élire Macron ! » dit-elle. Elle en conclue qu’ils sont complices. complices objectifs, et même subjectif, pense-t-elle. Elle dit tout ça. C’est très adroit de sa part.

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        • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 14:55, par do

          Mon père, qui a toujours voté communiste : Duclos, Marchais… me disait :

          « À la télé, les communistes s’engueulent avec la droite comme du poisson pourri ; mais, ensuite, quand il n’y a plus personne pour les regarder, ils prennent l’apéro ensemble et mangent ensemble. »

          Bien à toi,
          do
          http://mai68.org

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      • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 17:27, par viriato

        Plus ou moins d’accord car si on vote "extrême-droite" (comme certains) ou "extrême-gauche" on fait encore le jeu de Macron.

        Pour le reste d’accord.

        Si on veut faire de la politique on se determine par la réalité telle quelle est. Les Témoins de Jéhova prêcheurs de vérités éternelles ne font pas de politique. Il font tout ce que l’on veut, souvent une forme d’anarcho-syndicalisme sui generis pseudo-marxiste-trotskiste comme les LO ou n’importe quoi comme le NPA qui n’hésite pas à demander d’armer les agents de l’impérialisme US en Libye, en Syrie, en Ukraine.

        Si on veut donner son avis subjectif, c’est au choix de ses humeurs. C’est bon pour les enfants, les fous, ceux très influencés par les idées de la bourgeoisie.

        Entre une attitude et l’autre il y a une différence qualitative qui exige discipline, responsabilité, conscience de classe, un sérieux qui fait passer la raison devant les "impressions" et les "sentiments" car le moment, l’époque, la guerre la crise capitaliste ainsi l’exigent.

        Quant aux réniements et compromissions, cela va continuer car le capitalisme pourri tout, nous compris.

        Les révolutions, ce coup de balais, ce guérisseur des troubles psychologique, se rdresseur des torts et des comportements de lumpen et des démoralisés, ne viennet que quand les gens se trouvent le couteaux sur la gorge et à ce moment et pas n’importe quand, ils peuvent faire preuve des trésors enfouis qu’ils ne suspectaient même pas qu’ils portaient.

        Et elles ne durent pas longtemps mais elles bouscoulent de telle façon le monde, qu’elles laissent des traces fécondes pour des siècles.
        Après vient la réaction et l’humanité tombe progressivement dans la pourriture d’un autres système d’oppression.

        Il faut tout recommencer, les révolution ne sont pas pour les esprits timorés, ni pour les caractères faibles qui se découragent à la première difficulté et qui se réfugient dans des "théories" qui se caractérissent toutes par le pessimisme, le découragement, l’enonciation des vérités abstraites et éternelles, la passivité justifiée par des "critiques", pire encore, le réniement, le passage à l’ennemi.

        Quand même, cela depends rarement des personnes "c’est l’être social qui determine la conscience" et on s’approche à pas de géant à une situation qui équivaux à un couteaux sur la gorge contre les majorités.

        Les caractères apparaitront et les meilleurs qualités des êtres humains avec. Comme les pires aussi. Ce sera la révolution et la contrerévolution.

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        • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 19:01, par do

          Salut Viriato,

          Quand tu dis :

          « Les révolutions, ce coup de balais, ce guérisseur des troubles psychologique, se rdresseur des torts et des comportements de lumpen et des démoralisés, ne viennet que quand les gens se trouvent le couteaux sur la gorge »

          Je ne suis pas d’accord. Guy Debord disait à juste titre que mai 68 est arrivé dans une société fonctionnant bien. Il y avait 300 000 Chômeurs.

          Je pense qu’une révolution qui arrive dans une société fonctionnant bien est bien plus puissante, de bien meilleure qualité, qu’une révolution de gens qui crèvent de faim et qui ne veulent qu’une seule chose : ne plus crever de faim.

          Par ailleurs, je pense comme Luniterre, que pour faire une vraie révolution, bien digne de ce nom, une révolution qui permet de changer de base, et pas seulement une révolte qui nous donnera seulement de quoi manger si elle réussit, il faut savoir dans quelle société on vit :

          http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

          La théorie est une arme indispensable à la révolution. C’est bien pourquoi Karl Marx a écrit "Le capital", c’est bien pourquoi Guy Debord a écrit "La société du spectacle.

          Bien à toi,
          do
          http://mai68.org

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          • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 19:35, par Luniterre

            La Russie est le plus grand pays du monde, mais son PIB est l’équivalent de l’Espagne. Néanmoins, elle n’a quasiment pas de dette, ni intérieure, ni extérieure. C’est une nation capitaliste bourgeoise, certes, mais réellement et totalement indépendante, en Résistance, depuis bien des années déjà, contre l’impérialisme et le banco-centralisme, et aujourd’hui, carrément en lutte armée ouverte contre ces deux fléaux, matérialisés sous la forme du nazisme ukrainien.

            La priorité des priorités, pour tous les vrais révolutionnaires et les vrais résistants antifascistes, c’est de soutenir activement cette lutte, et pas seulement par de belles déclarations de principes « pacifistes ».

            Une campagne électorale d’où cet enjeu a complètement disparu, au profit d’une quasi unanimité « pro Zelensky », c’est-à-dire pro nazie et pro banco-centraliste, en fait, ce n’est vraiment pas un « front » où engager le peu qui reste de nos forces militantes actives, si tant est qu’il en reste de réellement motivées pour la révolution et même simplement, pour la véritable lutte antifasciste !

            Luniterre

            "Le vote Mélenchon, c’est dégueulasse !"

            http://mai68.org/spip2/spip.php?article11565

            PNG - 3.1 Mo

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            • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 19:44, par do

              Salut Luniterre,

              « La priorité des priorités, pour tous les vrais révolutionnaires et les vrais résistants antifascistes, c’est de soutenir activement cette lutte » de la Russie contre l’impérialisme américain.

              Bien d’accord !

              do
              http://mai68.org

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              • Peut-on se fier à Mélenchon ? 8 mai 22:55, par Dominique

                Salut do et l’Uniterre,

                Je suis bien d’accord aussi que soutenir la lutte de la Russie contre l’impérialisme US est la priorité d’aujourd’hui.

                Quand aux pacifistes, la majorité d’entre eux sont devenus des réacs qui ne comprennent plus rien à rien comme l’illustre à merveille le GSSA (Groupe pour une Suisse Sans Armée) qui se fend d’un communiqué de presse appelant à prendre plus de sanctions économiques contre la Russie, ceci alors que la Suisse est le pays qui en a déjà pris le plus, un groupe dont certains de leurs membres (c’est pas sur le communiqué de presse car ils ne font pas consensus) confortablement installés dans les fauteuils de la RTS (Radio TV Suisse) déclarent que la Suisse doit livrer des armes à l’Ukraine.

                Je leur répond qu’ils peuvent assumer leur position et, au lieu de demander au peuple ukrainien qui ne demande qu’à vivre en paix de livrer leur guerre fratricide, ils peuvent montrer un peu de courage et aller en Ukraine, Zelenski recrute. ça ferait un bon débarras. Faut pas rêver car comme dans la chanson de Brassens, l’hécatombe, ils ont même pas les couilles pour ça, ils y seraient déjà autrement.

                Je leur répond aussi qu’être pacifiste, c’est pas crier des slogans nationalistes comme "Vive l’Ukraine", c’est crier "Non aux guerres des riches" et "Démantelons le complexe militaro-industriel". Autrement dit, le pacifisme bien compris, c’est tout sauf de l’angélisme ou de la Kollaboration, c’est s’attaquer à un sacré gros morceau qui en plus dispose de services secrets et du secret d’état pour faire exécuter et couvrir ses pires saloperies.

                De plus, tous les politiques parlent d’environnement aujourd’hui et, alors que le complexe militaro-industriel absorbe à lui seul plus de la moitié des ressources naturelles extraites de force de la Terre, pas un seul de ces faux-culs de politiques n’en parle. Ce qui suffit pour donner raison à Frank Zappa : "Les politiques sont le secteur divertissement du complexe militaro-industriel."

                Ceci montre aussi que démanteler le complexe militaro-industriel suffirait pour régler plus de la moitié des problèmes environnementaux et, par voie de conséquence, des problèmes sociaux. De plus un tel démantèlement serait un bon départ pour régler les problèmes restants. Le pacifisme bien compris devrait donc être au centre de toutes nos luttes en tant qu’élément fédérateur. Cela permettrait entre autres de poser les bonnes questions comme de savoir quoi faire des différents secteurs industriels. Mais bon, allez faire comprendre ça à une gauche qui veut des augmentations de salaire, comme en 68, même pour les ouvriers qui fabriquent les armes de guerre.

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