C’est le 20 mai 2025, à l’issue d’un conseil européen des ministres des affaires étrangères et de défense, que Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé le réexamen de l’accord d’association. Dix-sept États membres, dont la France, avaient pesé en ce sens, un an après une première demande officielle de la part des premiers ministres espagnol et irlandais.
Un mois plus tard, le 23 juin, les mêmes ministres se sont vu présenter les conclusions du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), autrement dit le service diplomatique de l’UE. Mardi 15 juillet, un nouveau sommet prévu à Bruxelles sera l’occasion pour eux d’y réagir politiquement.
Le document, dont le journal indépendant EUobserver a révélé le contenu, est un mélange de prudence et de constats dévastateurs, formulés dans un langage le plus sobre et technique possible.
















































