Dans le cadre de la constitution de ces associations nationalistes, Mussolini et son journal, le Popolo d’Italia, organisent une réunion à Milan, le 21 mars 1919, qui regroupe une soixantaine de personnes. Le but est de créer, dans une optique antiparlementariste, un mouvement qui perpétuerait l’inspiration révolutionnaire de la guerre, fidèle à l’interventionnisme. L’assemblée est hétéroclite, regroupant aussi bien les arditi de Ferruchio Vecchi que des anarcho-syndicalistes, attirés par la phraséologie révolutionnaire, et des interventionnistes de gauche, qui se reconnaissent en la personne de Mussolini. La réunion accouche du Faisceau milanais de combat, dont le bureau inclut Mussolini, Vecchi, et Michele Bianchi, un dirigeant anarcho-syndicaliste de l’Unione Italiana del Lavoro (UIL), expulsé de l’Unione Sindacale Italiana en raison de ses positions interventionnistes pendant la guerre.
Note de do : Cette vision de l’histoire provient de l’extrême droite. J’ai estimé que l’extrême gauche devait la connaître.



















































