VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > Prescott Bush - une fortune fondée sur le sang des Juifs

Prescott Bush - une fortune fondée sur le sang des Juifs

vendredi 18 mars 2022, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 20 février 2015).

La fortune des Bush entachée du sang des déportés

mai68.org/textes/PrescottBush.htm

Article de Toby Rogers traduit le 01 avril 2003 par Didier Erard. L’original se trouvait ici

L’histoire de Prescott BUSH, grand-père de G.W. Bush, ancien président des USA

Prescott Bush, 1,5 Million de Dollars à son époque, et Auschwitz.La fortune de la famille Bush est liée au génocide des Juifs. Prescott Bush finança Hitler avant et pendant la guerre. Il finança et tira profit du multigénocide commis par Hitler et les nazis en se servant des Juifs et autres déportés comme esclaves !

A l’heure du scandale d’Enron, un autre scandale dans la famille Bush se dissimule dans l’ombre de l’histoire.

Le 19 avril 2001, le Président George W. Bush a passé une partie de cette "journée du souvenir de l’holocauste" (Holocaust Remembrance Day) avec des survivants de l’holocauste, des vétérans alliés, et leurs familles. Dans une cérémonie qui a réuni des religieux juifs, Benjamin Meed, un survivant du ghetto de Varsovie, a décrit de façon émouvante à l’assemblée ce dont il fut témoin le 19 avril 1943 :

« J’étais debout, à l’extérieur d’une église catholique, face au ghetto, dit M. Meed, alors que je regardais le ghetto en train d’être bombardé par l’artillerie allemande, je pouvais voir de nombreux Juifs de ma communauté sauter par les fenêtres d’immeubles en feu. Je suis resté là longtemps, frappé de stupeur. » Le survivant conclut ses souvenir en disant : « Nous tremblons à l’idée de ce qui pourrait arriver si nous laissions les générations futures ignorantes d’une telle tragédie ».

Le Président Bush lut un texte disant — en substance — que la consciense de l’humanité était liée au souvenir de ce qui s’était passé, et que le souvenir devrait être gardé et préservé. Le souvenir de ce qui était, selon Mr Bush, l’un des pires actes de génocide dans l’histoire de l’humanité et qu’il n’avait pas été commis par des "brutes" et des gens sans éducation, mais par des gens qui se considéraient eux-mêmes comme cultivés et bien éduqués, des hommes modernes, tournés vers l’avenir. Leur crime a montré au monde que le "Mal" (diable, démon) peut se glisser et s’immiscer dans toute civilisation, et qu’avoir conscience du "Mal" est la seule façon de l’arrêter.

Mais, pendant que le Président Bush étreignait la communauté des survivants de l’holocauste au printemps dernier, lui et sa famille ont gardé un lourd secret, depuis plus de 50 ans, sur le passé du grand-père du Président, Prescott Bush. D’après des documents des services secrets hollandais et des archives gouvernementales U.S, Prescott Bush a fait de considérables bénéfices sur le dos du travail des esclaves du camp d’Auschwitz. (NDT : En gros et pour faire vite, mais sans que cela vous donne le droit de ne pas lire la suite, il bénéficia de la main d’œuvre gratuite de tous ceux qui fûrent jugés aptes à travailler lors de leur arrivée dans le camp.)

Le Président Bush lui-même a hérité de ces profits datant de l’holocauste, et son père, George Herbert Walker, ancien Président des Etats-Unis, décida au début des années 1980, de placer cette fortune en l’investissant dans un trust.

Pendant les années de vie publique de la famille Bush, la presse américaine oublia de garder un oeil sur un fait historique : au travers de la banque UBC (Union Banking Corporation ), Prescott Bush, George Herbert Walker, et l’industriel allemand Fritz Thyssen, ont financé Adolf Hitler avant et pendant la 2e guerre mondiale. Ce fait a été relaté en 1994 par John Loftus et Mark Aarons dans leur livre : The Secret War Against the Jews : How Western Espionage Betrayed the Jewish People.

Le gouvernement U.S. a eu connaissance du fait que certaines sociétés américaines travaillaient avec Hitler, telles que Standard Oil, General Motors ou la Chase Bank. Toutes ont été sanctionnées après Pearl Harbor et l’entrée des Etats-Unis dans le conflit. Avant cela, le reporter du New York Times Charles Higham avait publié, en 1983, le livre : Trading With The Enemy, The Nazi American Money Plot 1933-1949.

Le gouvernement a étouffé l’affaire pendant et après la seconde guerre mondiale. Pourquoi ?

D’après Higham, le gouvernement pensa que la révélation d’un tel scandale aurait affecté le moral du public, générant de larges grèves, et peut-être provoquant des mutineries dans les services de l’armée. Higham déclara que le gouvernement pensait que "leur condamnation et leur emprisonnement aurait rendu impossible l’aide des industriels envers l’effort de guerre américain".

Toutefois, la banque de Prescott Bush ne faisait pas qu’aider Hitler financièrement. En fait, il y avait un lien beaucoup plus fort que ce que savaient Mr. Higham et Mr. Loftus au moment où ils publièrent leur livre. Un document des services secrets Hollandais, ainsi que de nouvelles informations en provenance d’archives du gouvernement U.S., confirment sans aucun doute, les liens directs entre Bush, Thyssen, et les bénéfices tirés du génocide d’Auschwitz.

Les relations d’affaire entre Prescott Bush et Fritz Thyssen étaient beaucoup plus directes que ce qui avait précédemment été écrit. Les nouvelles informations révèlent comment Prescott Bush et l’UBC, dont il était directeur, profitèrent de l’holocauste. Cet état de fait pourrait déboucher sur des poursuites, engagées par les survivants de l’holocauste, à l’encontre des héritiers de la fortune de Prescott Bush. Pour avoir réellement une vue d’ensemble sur la façon dont Prescott Bush fit des profits sur le dos des esclaves des camps de concentration, il est nécessaire de retourner en 1916, date où tout a commencé.

Fin de la première guerre mondiale : L’empire Thyssen sur la corde raide

En 1916, August Thyssen sut que la "Grande Guerre" était en train de tourner au vinaigre pour l’Allemagne, épuisant les ressources et l’économie du pays. Le gouvernement était hors-course et sa société, Thyssen & Co., employant 50 000 personnes avec une production annuelle de 1 000 000 de tonnes de fer et d’acier, était le principal fournisseur d’armes des Allemands. L’entrée en guerre des Etats-Unis risquait fort de signifier sa propre perte à lui, August Thyssen. Il savait que le temps jouait en sa défaveur.

Son premier fils, Friedrich (Fritz) Thyssen, fût envoyé dans les meilleures écoles commerciales en Europe et était destiné à hériter une fortune estimée à 100 000 000 $, ainsi qu’un empire industriel situé à Muehlheim, dans la Ruhr. En plus de Fritz, des plans ont été faits également en faveur du deuxième fils : Heinrich. La fin de la guerre approchant, Heinrich Thyssen, changea discrètement de nationalité, passant d’Allemand à Hongrois et se maria avec une aristocrate hongroise, la Baronne Margrit Bornemisza de Kaszon. Dès lors le nom d’Heinrich se mua en Baron Thyssen Bornemisza de Kaszon.

À peu près à cette même époque, peu avant la fin de la guerre, August Thyssen fonda la "Bank voor Handel en Scheepvaart" à Rotterdam (Hollande). La neutralité de la Hollande assurait une position parfaite en dehors de l’Allemagne pour blanchir l’argent de la "August Thyssen Bank" à Berlin lorsque les premières demandes d’aide financières ont émané des Alliés. Mais la guerre cessa plus tôt que ne l’avait prévu Thyssen et ceci prit au dépourvu le "Rockefeller de la Ruhr".

Le 10 Novembre 1918, les socialistes allemands prirent Berlin. Le lendemain matin, à 5 heures, ce qui restait de l’Allemagne se rendait aux alliés, terminant officiellement la première guerre mondiale. Thyssen relatera plus tard, dans son autobiographie (I Paid Hitler) : « au moment de la signature de l’armistice et du traité de Versailles, mon père et moi étions profondémment attristés de voir le spectacle d’une abjecte humiliation de l’Allemagne. »

Après la guerre, le chaos s’abattit sur l’Allemagne. Les réserves de nourritures s’épuisèrent. L’hiver approchait sur cette nation affamée quand, le 7 décembre 1918, la ligue socialiste Spartakiste vint frapper à la porte de la villa des Thyssen avec une milice armée. August et Fritz furent arrêtés et emmenés de prison en prison en Allemagne pendant 4 jours. Tout le long du chemin ils furent témoins de simulacres d’éxécutions destinés à les terroriser. Et cela a marché. Quand ils furent relâchés, les deux Thyssen étaient horrifiés du nouveau climat politique dans leur Allemagne bien-aimée. Ils ne pouvaient admettre que l’Allemagne était responsable de sa propre mort. Les Thyssen pensaient que tous les problèmes de l’Allemagne avaient presque toujours été causés par des étrangers. C’étaient les Juifs, croyaient-ils (ainsi que beaucoup d’autres) qui se cachaient derrière l’internationale socialiste dans le monde.

Dans l’intervalle, le plus jeune frère de Fritz, le Baron Thyssen Bornemisza de Kaszon, s’installa à Rotterdam et devint l’actionnaire majoritaire de la "Bank voor Handel en Scheepvaart". Tout ce dont la famille Thyssen avait besoin maintenant était un développement vers les Etats-Unis.

Les années 1920 : Le business tisse ses liens

Le fils du maître des chemins de fer E. Ronald Harriman, Averell Harriman, ne voulait rien avoir à faire avec les chemins de fer. Aussi son père lui donna une firme d’investissements, W.A. Harriman & Company sise à New York City et embaucha la personne la plus qualifiée du coin pour mener les opérations, George Herbert Walker. Averell embaucha son petit frère, Edward Roland "Bunny" Harriman en tant que vice-président.

En 1920, George Herbert Walker avait déjà fait fortune au Missouri. Walker, un ancien champion poids-lourd de boxe, n’était rien de moins qu’un pitbull humain. Il était alors propriétaire de grosses demeures sur la côte Est et d’un appartement princier à Manhattan. Ses hobbies étaient de jouer au golf, aller à la chasse, boire du scotch et rosser ses fils. Elsie Walker, une des petite-filles le décrivit comme "un vieux bâtard extrêmement dur" et ajouta que ses enfants n’éprouvaient aucunement de l’amour pour lui. Il haïssait les catholiques et les Juifs, bien que ses parents aient fait de lui un catholique.

En 1922, Averell Harriman fit un voyage en Allemagne pour démarrer une filiale de W.A. Harriman & Co. à Berlin. Cette filiale était aussi dirigée par Walker. Pendant ce voyage il rencontra la famille Thyssen pour la première fois. Harriman accepta d’aider les Thyssen dans leur visée de créer une banque aux Etats-Unis.

L’année suivante, l’Allemagne déjà blessée allait de plus en plus mal. Le gouvernement n’avait pas de solution et ils gelèrent leurs décisions, pendant que l’Allemagne pourrissait de l’intérieur. Fritz Thyssen relatera plus tard que : « Face à d’énormes grèves et une production quasiment arrêtée, nous étions dans une situation d’inflation extrême. Le gouvernement à Berlin était en perdition. Il était financièrement ruiné. L’autorité s’écroulait. »

En Saxe, un gouvernement communiste fût mis en place et la "Terreur Rouge", organisée par Max Hoelz, régna sur la région. Le Reich Allemand était sur le point de s’effondrer. En octobre 1923, Fritz Thyssen, émotionellement désespéré, rendit une visite à un membre de sa famille, le Général Erich Ludendorff, héros militaire. Pendant le gouvernement socialiste à Berlin en 1918, Ludendorff organisa une résistance militaire contre les socialistes, et les industriels fûrent dès lors ses débiteurs. quand Thyssen rencontra Ludendorff, ils discutèrent du désastre économique Allemand. Thyssen fût apocalyptique, craignant que le pire soit encore à venir. Ludendorff n’était pas d’accord. Il dit : « Il y a encore un espoir, Adolph Hitler et le Parti National Socialiste ». Ludendorff respectait Adolph Hitler immensément. "Il est le seul à avoir un certain sens politique". Ludendorff encouragea Thyssen à se joindre au mouvement nazi. "Va un jour l’écouter", lui conseilla-t’il.

Thyssen suivit l’avis du Général Ludendorff et s’en fût à des réunions pour écouter parler Hitler. Il était fasciné par ce personnage. "J’ai réalisé tous ses talents d’orateur et sa capacité à mener les masses. Ce qui m’a impressionné était l’ordre qui régnait dans ces réunions, la discipline quasi-militaire de tous ses suivants".

Thyssen arrangea un rendez-vous avec Hitler et Ludendorff à Munich. Hitler dit à Thyssen que le mouvement nazi était dans des difficultés financières, il ne pouvait grandir assez vite et était totalement inefficace sans financements. Hitler avait besoin du plus d’argent possible pour combattre la conspiration judéo-communiste contre l’Europe. Hitler envisageait une monarchie Allemande fasciste aux mains d’une force de production nationale énorme.

Thyssen fût enchanté de la proposition. Il donna à Hitler et Ludendorff 100 000 marks or (25 000 euros) pour le parti Nazi. D’autres dans les industries du charbon et de l’acier suivèrent rapidement Thyssen. De nombreux gros industriels en Allemagne aidèrent Hitler à réaliser son agenda secret. D’autres payèrent de peur de rester sur la touche si le mouvement réussissait à s’amplifier.

La plupart des industriels se détournèrent d’Hitler losqu’il manqua son coup d’État en 1923. Pendant qu’Hitler était en prison, Thyssen, par le biais de la "Bank voor Handel en Scheepvaart", fonda la "Union Banking Corporation" en 1924.

L’Union Banking Corporation

Au début de 1924, Hendrick J. Kouwenhoven, le directeur de la "Bank voor Handel en Scheepvaart", vint à New York pour rencontrer Walker et les frères Harriman. Ensemble, ils fondèrent la Union Banking Corporation. Ses bureaux étaient situés à Broadway, à la même adresse que Harriman & Co.

Alors que l’économie allemande se redresse dans la deuxième moitié des années 20, la firme de Walker et Harriman vendit pour 50 000 000 $ de bons allemands aux investisseurs américains, qui profitèrent énormément du boom économique en Allemagne. En 1926, August Thyssen mourut, à l’âge de 84 ans. Fritz était désormais à la tête d’une des plus grosses dynasties industrielles en Europe. Il créa rapidement la United Steel Works (USW), le plus gros conglomérat industriel de l’histoire Allemande. Thyssen embaucha Albert Volger, l’un des plus influents industriels de la Ruhr, comme directeur général de l’USW.

Thyssen amena également à bord du bateau Fredich Flick, membre d’une autre dynastie industrielle Allemande, propriétaire d’industries du charbon et du fer en Allemagne et en Pologne, et qui voulait désespérément investir dans dans l’empire Thyssen. Pendant cette année à New York, George Walker décida de donner un gros coup de pouce à son dernier fils, Prescott Bush. Walker fit de Bush le vice-président de Harriman & Co. Le bureau de Prescott employa de nombreux camarades de promotion (Yale 1917), dont Roland Harriman et Knight Woolley. Tous les trois furent amis intimes à Yale et tous étaient membres de "Skull and Bones", une mystérieuse société secrète sur le campus. En dépit de l’atmosphère fraternelle chez Harriman & Co., c’était un endroit où il fallait travailler dur, et personne ne travaillait plus dur que Prescott Bush.

En fait, Walker embaucha Bush pour l’aider à superviser la toute nouvelle United Steel Works. Une branche de l’empire USW était la "Consolidated Silesian Steel Corporation" et la "Upper Silesian Coal and Steel Company" située en Silésie (Pologne). Thyssen et Flick payèrent Bush et Walker généreusement, mais cela valait le coup. Leurs façons de gérer les affaires plaisaient à tous financièrement, et le talent collectif des quatre hommes et leur rapide succès étonna l’ensemble du monde des affaires.

Pendant ce temps, le parti Nazi était en faillite. Depuis la reprise de l’activité économique, les membres et les dons avaient diminué, laissant le parti Nazi s’assécher sur pied. En 1927, Hitler avait de gros besoin d’argent. Son parti était fortement endetté. Hitler demanda à son secrétaire Rudolf Hess de secouer les riches magnats du charbon, et un sympathisant Nazi, Emil Kirdorf, régla les dettes. Mais l’année suivante, il n’eut plus l’argent nécessaire pour continuer à contribuer.

En 1928, Hitler avait en vue l’énorme Barlow Palace, dans la Briennerstrasse, le quartier le plus aristocratique de Munich. Hitler voulait transformer ce palais en quartier général du parti Nazi, et en changer le nom en "Maison Brune", mais il était hors de prix. Hitler demanda à Hess de contacter Thyssen. Après l’appel de Hess, Thyssen sentit qu’il était temps de donner à Hitler une seconde chance. Par le biais de la "Bank voor Handel en Scheepvaart", Thyssen plaça Hess en possession des fonds demandés pour acheter et transformer le palais. Thyssen raconta plus tard que cela avait coûté 250 000 marks mais les leaders Nazis déclarèrent plus tard que la transformation seule avait coûté plus de 800 000 marks (équivalent à 2 millions d’euros aujourd’hui)

Hitler et Thyssen devinrent des amis proches après l’achat de la "Maison Brune". À ce moment, aucun des deux ne savait à quel point l’influence de cette maison allait avoir l’année suivante. Et ce fût 1929. La grande crise boursière, partout dans le monde. Avec une reprise économique allemande en flammes, Hitler sut qu’une file d’industriels attendant pour lui donner de l’argent allait bientôt se dessiner devant sa porte.

Les années 1930 : Hitler grimpe - Thyssen et Bush encaissent

Thyssen prétendra plus tard que ses week-ends avec Hitler et Hess au château de Rhineland n’étaient aucunement personnels mais uniquement d’affaires, et qu’il n’approuvait pas la plupart des idées d’Hitler, mais le journaliste (bien connu à l’époque) R.G Waldeck, qui passa quelque temps avec Thyssen en cure en Forêt Noire, s’en est souvenu de façon totalement différente.

Alors qu’ils se promenaient dans la Forêt Noire pendant l’hiver 1929/30, Thyssen déclara à Waldeck qu’il croyait en Hitler. Il parlait de lui avec chaleur, et que les Nazis étaient les "nouveaux hommes" qui allaient rendre sa force à l’Allemagne. Dans le contexte de crise qui saignait l’Europe, le soutien financier de Thyssen rendit inévitable l’ascension d’Hitler vers le pouvoir.

La grande crise frappa aussi Harriman & Co. L’année suivante, Harriman & Co. fusionna avec Brown/Shipley. Brown/Shipley conserva son nom, alors que Harriman & Co. devint Brown Brothers, Harriman. La nouvelle firme emménagea au 59, Wall Street, tandis qu’UBC resta à Broadway. Averell Harriman et Prescott Bush rétablirent une compagnie en holding nommée "The Harriman 15 Corporation". Une des sociétés dont Harriman conserva des parts était la "Consolidated Silesian Steel Company". Les 2/3 de la société appartenaient à Friedrich Flick. Le reste était à Harriman.

En décembre 1931, Fritz Thyssen rejoignit officiellement le parti Nazi. Quand Thyssen arriva, le parti Nazi avaient gagné une masse critique partout en Allemagne. Les discours d’Hitler, sa personnalité, son charisme, ainsi que la crise économique et le fabuleux soutien financier de la "Bank voor Handel en Scheepvaart ", tout cela a contribué à l’ascension irrésitible de sa côte de popularité au sein du peuple Allemand.

En septembre 1932, Thyssen invita l’élite des magnats industriels Allemands dans son château pour rencontrer Hitler. Ils passèrent des heures à questionner Hitler, qui répondit à leurs questions avec "la plus grande satisfaction", se souvient Thyssen. Mais, en Novembre, des électeurs Allemands fatigués des tendances anti-démocratiques d’Hitler rejoignièrent le parti communiste, qui obtint la majorité des sièges aux élections. Les Nazis perdirent 35 sièges au Reichstag, mais ils avaient déjà négocié une entente secrète de partage du pouvoir avec Hindenburg qui amena finalement Hitler à se proclamer dictateur. Lors de sa prise de pouvoir, les protestations des électeurs Allemands fûrent quasiment insignifiante.

En 1934 mourut Hindenburg, et Hitler contrôlait complètement l’Allemagne. En mars, Hitler annonça qu’il envisageait de construire un nouveau complexe auto-routier. Il voulait connecter toutes les régions du Reich à l’aide d’un réseau de voies de grandes largeurs. Hitler voulait faire chuter le chômage, mais il voulait aussi, et surtout, de nouvelles routes pour accélérer les manœuvres militaires.

Il voulait également sérieusement renouveler le potentiel militaire allemand. Hitler ordonna une "renaissance" de l’armée allemande, et signa un contrat avec Thyssen et l’United Steel Works pour la mise en œuvre. L’empire de Thyssen fût le creuset de la machine de guerre Nazi qui mena à la deuxième guerre mondiale, tuant des millions de gens.

Les bénéfices de Thyssen et Flick s’envolèrent, atteignant des centaines de millions en 1934, et la "Bank voor Handel en Scheepvaart" ainsi que UBC à New York croulaient sous l’argent. Prescott Bush devint directeur d’UBC et assurait le succès des opérations nécessitées par le plan économique Allemand. Les parts de Bush dans UBC furent au à leur maximum lors de l’avènement de l’ordre nouveau prôné par Hitler.

Le 19 mars 1934, Prescott Bush tendit à Averell Harriman un exemplaire du New York Times. Le gouvernement polonais attaquait la "Consolidated Silesian Steel Corporation" ainsi que la "Upper Silesian Coal and Steel Company" (qui représentaient 45% de la production d’acier de Pologne) pour des raisons de malversations diverses, endettement excessif, comptabilité fictive et déficit de sécurité. Bush et Harriman firent appel à l’avocat John Foster Dulles pour masquer les opérations frauduleuses qui n’auraient pas résisté à un examen minuteux des comptes.

L’invasion d’Hitler en 1939 régla une fois pour toutes le débat autour des sociétés Consolidated Silesian Steel Corporation et Upper Silesian Coal and Steel Company. Les Nazis ôtèrent des mains du gouvernement Polonais les compagnies de Thyssen, Flick et Harriman, et prévoyèrent à terme de remplacer les ouvriers payés par des prisonniers. Au début, Hitler avait promis à Staline qu’ils se partageraient la Pologne, et qu’on pourrait utiliser des prisonniers faits par les Russes pour faire tourner les usines Polonaises. Promesse jamais tenue, car quelques temps après il envahit la Russie

Les années 1940 : Le business continue

La "Consolidated Silesian Steel Corporation" était située près de la ville Polonaise de Oswiecim, dans une des régions les plus riches en gisements minéraux. C’est là qu’Hitler décida d’établir le camp de concentration d’Auschwitz. Alors que la possibilité d’y faire travailler des prisonniers faits par les Russes tombait à l’eau, les Nazis transféraient des Juifs, communistes, gitans et d’autres minorités dans ce camp. Les prisonniers en mesure de travailler ont été répartis dans une trentaine de sociétés. L’une d’elles était la "Consolidated Silesian Steel Corporation".

John Loftus déclara à "Clamor Magazine" que personne n’avait à ce jour établi la relation entre cette société, Auschwitz et Prescott Bush.

Malgré le fait que la "Consolidated Steel" était en la possession de Thyssen et Flick , l’invasion de l’Europe par Hitler leur fit peur. Elle faisait ressurgir les fantômes de la première guerre mondiale. Il vendirent la société à UBC. Sous le complet contrôle de Harriman et la conduite de Bush, la société fût rebaptisée "Silesian American Corporation" et devint une partie du portefeuille d’une quinzaine de sociétés appartenant à Harriman et à UBC. Thyssen partit pour la Suisse puis plus tard pour la France pour se cacher de la terreur Nazi qu’il avait contribué à créer.

Une partie de la gestion du travail forcé en Pologne était assurée par Prescott Bush, selon un agent Hollandais. En 1941, le travail forcé était devenu le moteur de la machine de guerre Nazi. Selon Higham, un bon nombre d’hommes d’affaire américains n’ont pas seulement soutenu Hitler en formant une alliance d’intérêts pendant toute la 2e guerre mondiale. Ils pensaient qu’une paix négociée avec Hilter leur permettrait d’imposer leurs vues libérales quant à la réorganisation de l’Europe. Cela aurait, en fin de compte, laissé la place à un État policier qui pouvait conforter l’autonomie de leurs possessions financières, économiques et politiques.

Six jours après la déclaration de guerre du PrésidentFranklin D. Roosevelt, le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau et le procureur général Américain Francis Biddle signèrent le "Trading With the Enemy Act" (déclaration frappant le commerce avec l’ennemi) , qui bannit toutes les transactions commerciales avec l’ennemi de la nation U.S. Cela n’empêcha pas Prescott Bush de continuer ses affaires comme si de rien n’était, aidant l’invasion de l’Europe par les Nazis, fournissant des armes qui seraient tôt ou tard tournées contre les soldats Américains dans leur combat contre l’Allemagne.

Le 20 octobre 1942, le gourvernement U.S. en eut assez de Prescott Bush et de ses accords commerciaux avec les Nazis au travers de Thyssen. Pendant l’été, le New York Tribune exposa Bush et Thyssen sur la place publique, les qualifiant "d’anges d’Hitler". Quand le gouvernement mit son nez dans les comptes d’UBC, il découvrirent que la banque de Bush et ses actionnaires ont fait des bénéfices considérables avec des membres de la famille Thyssen au travers de contrats passés avec un ennemi de la nation. La liste des 7 actionnaires d’UBC était la suivante :

— E. Roland Harriman - 3991 actions
— Cornelis Lievense - 4 actions
— Harold D.Pennington - 1 action
— Ray Morris - 1 action
— Prescott S. Bush - 1 action
— H.J. Kouwenhoven - 1 action
— Johann G. Groeninger - 1 action.

Les livres d’UBC révélèrent également les énormes flux monétaires transitant par les Thyssen, et le gouvernement de réaliser qu’UBC n’était que la partie visible de l’iceberg. Le 17 novembre 1942, le gouvernement U.S. reprit la "Silesian American Corporation", mais ne poursuivit pas Bush pour les raisons invoquées plus haut. Les sociétés eurent la permission de travailler avec le bureau de conservation des propriétés étrangères du gouvernement sous l’expresse condition de ne pas aider les Nazis.

En 1943, possédant toujours ses actions, Prescott Bush démissiona d’UBC et aida des douzaines de causes relatives à la guerre à obtenir de l’argent, en siégeant au "National War Fund" (fond national pour la guerre).

Après la guerre, le gouvernement hollandais débuta des investigations à propos de bijoux royaux qui auraient été dérobés à la famille royale. Ils regardèrent bien évidemment dans les comptes de la "Bank voor Handel en Scheepvaart". Lorsqu’ils découvrirent des transactions de la "Silesian American Corporation", il commencèrent à poser un grand nombre de questions au gérant de la banque, H.J. Kounhoven. Kounhoven fut semble-t’il choqué de la découverte et s’envola pour New York pour en informer Prescott Bush. Selon les services hollandais, Kouwenhoven rencontra Prescott peu après Noël 1947. Deux semaines après, Kouwenhoven mourut, apparemment d’une crise cardiaque.

Les années 1950 : Bush vend les actions d’UBC

En 1948, la vie de Fritz Thyssen est en ruines. Après avoir été emprisonnés par les Nazis, Thyssen et Flick le fûrent par les Alliés. Interrogés de façon incomplète par ceux-ci, ils leur fut intimé l’ordre de payer des réparations et furent condamnés à des peines de prison pour les atroces crimes contre l’humanité dont ils étaient coupables. Le 8 février 1951, Fritz Thyssen mourut en Argentineà l’âge de 78 ans, prétenduement rongé par le remords. Thyssen était en colère de la façon dont il avait été traité par l’Europe après la guerre et de comment l’histoire se souviendrait de lui comme le plus gros financier d’Hitler (NDT : même presque mort il ne manquait pas d’air).

Quand Thyssen mourut, le bureau de conservation des propriétés étrangères du gouvernement délivra les biens de l’Union Banking Corporation à Brown Brothers Harriman. Les actionnaires restant d’UBC vendirent leurs actions et ainsi liquidèrent le reste de "l’argent du sang" d’UBC. Prescott Bush reçut 1 million et demi de dollars pour sa part dans l’UBC. (NDT : Imaginez le reste…)

Cet argent aida son fils, George Herbert Walker Bush, à monter sa société, Overby Development Company, et ce dans la même année. Une chose qui aida aussi son fils fut de délaisser les sphères industrielles pour s’intéresser à la politique, où il réussit, en 1952, à se faire élire sénateur du Connecticut.

Le 8 octobre 1972, Prescott Bush mourut d’un cancer et ses dernières volontés ont été exécutées peu après. En 1980, quand George H.W. Bush fût élu au titre de vice-Président, il plaça les biens de sa famille dans un trust dirigé par son vieil ami William "Stamps" Farish III, partenaire de chasse à la caille. Le choix de Bush en la personne de Farish pour régir la fortune de la famille est quelque peu révélateur du fait que l’ancien Président est tout à fait au courant de l’origine de la fortune, et ce par le fait que le grand-père de Farish, William Farish Jr., le 25 Mars 1942, plaida "pas de contestation" à l’accusation faite par le gouvernement U.S. de "commerce avec l’ennemi".

Cette implication concernait la "Standard Oil", au New Jersey, qui avaient investi des millions sur IG Farben. Prescott Bush fut décrit en public par le Sénateur Harry Truman comme approchant la trahison de par les bénéfices tirés de la machine de guerre Nazi. Les milliards hérités étaient tachés de sang. Il s’est passé plus de 60 ans depuis ce qui fut l’un des plus gros scandales financiers que le 20e siècle ait connu, et maintenant seulement, nous sommes en mesure d’appréhender certains aspects pour le moins importants de cette sombre période historique.

1 Message

  • Salut !
    Des juifs ont aussi soutenu Hitler, déjà par sa venue au pouvoir avec la fameuse idée du fondateur du sionisme Théodore Herzl (J’ai eu une idée formidable : attirer des antisémites honnêtes et les inciter à détruire les propriétés juives…), de son financement par des banquiers juifs, au point de battre une monnaie avec une croix gammée sur une face et l’étoile de David sur l’autre, en sus d’activistes de terrain et hommes de main tel le groupe Stern.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0