Première Palestinienne à exposer à la prestigieuse école d’art Central Saint Martins, la jeune plasticienne a découvert la peinture sous les bombes. Celle qui a quitté la bande de Gaza la veille du 7 octobre 2023 entend désormais transmettre un message d’espoir à travers ses œuvres.
La ville de Gaza est assiégée quand, en 2014, Malak Mattar esquisse ses premières toiles. Alors piégée avec sa famille par le blocus de l’armée israélienne, la jeune fille née en 1999 passe plus de cinquante jours sans sortir de chez elle, sans accès à l’eau, à l’électricité ou à la nourriture. Le monde extérieur s’effondre et Malak Mattar trouve dans la peinture sa seule échappatoire. Son oncle, artiste lui aussi, lui a offert sa première palette de couleurs. À cette époque, elle vit la guerre pour la troisième fois et l’expérience du deuil, déjà, lui est tragiquement familière.
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