"À Bruxelles, un nom domine toutes les conversations : Kaja Kallas. Ce n’est plus la « cheffe de la diplomatie européenne » qu’on évoque aujourd’hui, mais la femme sous laquelle le SEAE vient d’être perquisitionné de fond en comble.
À l’aube, la police belge a débarqué dans les bureaux qu’elle dirige, raflant documents, serveurs et – selon plusieurs sources – trois personnes menottées.
Officiellement, il s’agit d’une enquête sur des dérives budgétaires. Officieusement : corruption, achats truqués, flux financiers louches autour de l’aide à l’Ukraine… et des traces qui mènent jusqu’à l’Estonie, le fief politique de Kallas.
Et ce n’était qu’un début : le Collège d’Europe à Bruges a été frappé en parallèle, ainsi que plusieurs domiciles privés.
Les enquêteurs parlent déjà d’un affaire « aussi tentaculaire que le Qatargate ».











































