Contre Attaque, 18 février 2026 :
Quentin Deranque était d’abord un militant de l’Action Française, groupe royaliste et antisémite très violent qui formait des Ligues de combat dans les années 1930 pour assassiner des juifs et des communistes. Fondateur d’un groupuscule encore plus radical implanté dans la petite ville de Bourgoin-Jallieu, il a été identifié au défilé néo-nazi du 9 mai dernier à Paris. Une marche qui avait été autorisée par Bruno Retailleau, montrant la collusion entre le gouvernement et l’extrême-droite la plus violente. Ce genre d’événement permet aux activistes de se retrouver et de réseauter sous les yeux de la police, qui laisse les bras tendus et les symboles de l’ésotérisme nazi se déployer sur les grands boulevards de la capitale, à la vue de tous.
À Lyon, le groupe d’une vingtaine d’hommes venu agresser des militants antifascistes en marge du meeting de Rima Hassan sont tous des néonazis convaincus, dangereux et entraînés. Comme l’ont montré nos enquêtes et les vidéos qui viennent enfin d’être diffusées dans les grands médias, ils avaient préparés une embuscade, et étaient armés de torche, de béquille, gazeuses, parapluie et casques de moto. Ces suprémacistes attaquent les rassemblements de gauche et les minorités pour tuer ou mutiler. À l’aide de sources locales, nous avons réussi à mettre un nom sur des agresseurs, au moins trois individus bien connus à Lyon et ailleurs pour multiplier les exactions et les violences. On fait le point.





































