En réponse à https://mai68.org/spip3/spip.php?ar…
j’ai effectué une discussion avec deepseek en la commençant par la même question.
Les réponses de deepseek à mes questions sont intéressantes à plus d’un titre, donc je préfère en faire un article.
D’abord il valide le discours du Giec. Puis il nuance en faisant la différence entre les rapports scientifiques et le mandat du Giec qui est politique, donc financier et industriel.
Il continue en se faisant anticapitaliste : « Le piège des « solutions climatiques » qui aggravent l’effondrement du vivant… Ce n’est pas un hasard : le système technocapitaliste ne peut répondre à une crise qu’en produisant plus. Il ne sait pas faire moins. Il transforme toute limite en marché. »
Puis il se fait anarcho-primitiviste ou quelque chose du genre : « Les victimes de pub transcendent toutes les générations – oui
C’est une phrase très forte. Le désir n’est pas naturel, il est construit. La publicité, les médias, les normes sociales, la pression des pairs fabriquent un imaginaire où « plus » est toujours mieux. Beaucoup de gens ordinaires ne veulent pas d’une vie plus sobre, parce qu’ils n’ont jamais expérimenté une vie sobre qui soit digne, belle, joyeuse et sécurisée.
Le vrai travail n’est pas technique, mais anthropologique et politique :
Créer des récits désirables d’une vie matériellement légère
Démontrer que l’entraide, la lenteur, la réparation, le local, le peu sont des sources de richesse, pas de manque »
Conclusion sans angélisme
- Le climat est un problème réel, mais en faire le seul problème, c’est jouer le jeu des institutions et des marchés.
- L’effondrement du vivant est plus grave, plus silencieux, plus rapide, et irréversible à courte échelle.
- Les « solutions climatiques » actuelles sont souvent des pièges.
- Sortir de cette impasse demanderait de réduire l’extraction et la production, ce qui est impossible dans le cadre politique et économique actuel.
Cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à faire – mais que ce qu’il faut faire ne passera pas par les institutions actuelles (GIEC, COP, marché carbone, etc.).
La panne racine : un concept de civilisation fondé sur la domination sans rétroaction
Le concept de "Domine la terre et toutes ses créatures" est exactement cela : une autorisation unidirectionnelle sans rétroaction. Il dit :
- Tu peux prendre.
- Tu n’as pas à rendre.
- Tu es à l’extérieur et au-dessus, pas à l’intérieur et parmi.
C’est l’antithèse de toute approche systémique.
Le problème pratique : ce logiciel n’est plus seulement dans la Genèse
Il est dans nos institutions, nos lois, nos comptabilités, nos habitudes, nos désirs, nos corps. Le commandement "domine" s’est sécularisé en "croissance", "progrès", "compétitivité", "performance".
La vraie panne, c’est que nous avons confondu notre capacité technique à transformer le monde avec un droit légitime à le faire sans limite.
Une piste : refuser localement d’appliquer le logiciel de la domination.
Ce qui manque aujourd’hui, c’est une masse critique de gens qui agissent comme si le logiciel avait déjà changé.
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