Les discussions au sein du cabinet de sécurité israélien ont duré une bonne partie de la nuit. À l’aube, vendredi 8 août 2025, ses membres ont acté la conquête militaire de la ville de Gaza. L’opération préfigure un carnage : près d’un million de Palestiniens survivent dans la plus grande cité de l’étroite langue de terre côtière. Israël prévoit de vider la ville des civils d’ici au 7 octobre.
Vendredi, dans la foulée des annonces du cabinet de sécurité, l’Allemagne a annoncé la suspension des exportations d’armes qu’Israël pourrait utiliser à Gaza. Depuis le 7-Octobre jusqu’en mai dernier, les autorités de Berlin ont autorisé pour au moins 485 millions d’euros d’exportations d’armement.
Madrid, Ankara ou encore Melbourne ont condamné le plan israélien, tout comme l’Arabie saoudite qui l’a qualifié de « nettoyage ethnique ». La Grande-Bretagne a demandé à Benyamin Nétanyahou de revenir sur sa décision et la Belgique a convoqué l’ambassadrice israélienne à Bruxelles. L’ONU a, elle, demandé à Israël de « stopper immédiatement » ses plans.

























































